Chapitre III

Composants et équipements des réseaux électriques

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Composants et équipements des réseaux électriques

Ce chapitre couvre l'ensemble des composants et équipements que vous devez maîtriser pour l'examen Sceau rouge (Red Seal) en tant que monteur de lignes (Powerline Technician). Vous y trouverez les principes de fonctionnement, les normes applicables, les procédures d'installation et les pièges courants. Chaque section est conçue pour être directement applicable en chantier et en salle d'examen.

Conducteurs et câbles

Types de conducteurs

Les conducteurs aériens utilisés en transport et distribution d'énergie se divisent en deux grandes familles : les conducteurs nus et les conducteurs isolés.

Conducteurs nus : utilisés pour les lignes de transport à haute tension (HT) et de distribution à moyenne tension (MT). Les matériaux les plus courants sont l'aluminium (Al), l'aluminium avec âme d'acier (ACSR – Aluminium Conductor Steel Reinforced), et l'aluminium allié (AAAC – All Aluminium Alloy Conductor). L'ACSR est le plus répandu au Canada pour les longues portées, car l'âme d'acier supporte la tension mécanique tandis que l'aluminium assure la conductivité électrique.

Conducteurs isolés : utilisés pour les lignes de distribution basse tension (BT) et les réseaux souterrains. On retrouve le câble à neutre concentrique (triplex, quadruplex) et les câbles de type XLPE (polyéthylène réticulé) pour les réseaux souterrains.

Caractéristiques techniques essentielles

PropriétéSymboleUnitéImportance
RésistanceRΩ/kmPertes Joule, chute de tension
RéactanceXΩ/kmChute de tension en courant alternatif
ImpédanceZΩZ = √(R² + X²)
CapacitéCµF/kmEffet couronne, courant de charge
Courant admissibleIAÉchauffement maximal du conducteur

Formule de chute de tension (monophasé) :

ΔV = 2 × I × L × (R × cosφ + X × sinφ)

Où :

I = courant en ampères (A)
L = longueur de la ligne en kilomètres (km)
cosφ = facteur de puissance
R et X = résistance et réactance par kilomètre (Ω/km)

Règle du Code canadien de l'électricité (CCE) : La chute de tension maximale recommandée entre le point d'alimentation et le point de consommation est de 3 % pour les circuits d'éclairage et de 5 % pour les circuits de force motrice (règle 8-200 du CCE, Chapitre V).

Calcul du courant admissible

Le courant admissible d'un conducteur dépend de :

La température maximale admissible de l'isolant (90 °C pour XLPE, 75 °C pour le papier imprégné)
La température ambiante (référence : 30 °C pour les câbles aériens)
Le mode de pose (aérien, souterrain, en conduit)
Le facteur de groupement (plusieurs câbles ensemble)

Exemple de calcul : Un conducteur ACSR de calibre 477 kcmil (242 mm²) a un courant admissible de 530 A en pose aérienne à 30 °C. Si la température ambiante est de 40 °C, on applique un facteur de correction de 0,87 (selon les tableaux du CCE). Le courant admissible corrigé est donc : 530 × 0,87 = 461 A.

Piège d'examen fréquent

Ne confondez pas la résistance (R) et l'impédance (Z). La résistance s'applique en courant continu, tandis que l'impédance inclut la réactance inductive et capacitive en courant alternatif. Pour les lignes de transport, la réactance est souvent plus grande que la résistance.

Isolateurs et accessoires de suspension

Rôle des isolateurs

Les isolateurs servent à :

30.Maintenir les conducteurs à distance des structures (poteaux, pylônes)
31.Supporter les efforts mécaniques (tension, poids)
32.Résister aux contraintes électriques (tension de tenue, tension de contournement)

Types d'isolateurs

TypeMatériauUtilisationAvantages
Isolateur rigide (broche)Porcelaine, verreDistribution MT (≤ 25 kV)Simple, économique
Isolateur suspendu (chaîne)Porcelaine, verre, polymèreTransport HT et THTFlexible, adaptable
Isolateur de postePorcelaine, polymèrePostes de transformationHaute rigidité diélectrique
Isolateur en polymère (silicone)Silicone, EPDMDistribution et transportLéger, résistant au vandalisme

Chaînes d'isolateurs

Chaîne d'isolateurs — suspension sous tension Chaîne d'isolateurs — suspension sous tension Vue de côté Pylône Console Conducteur Chaîne d'isolateurs Tension mécanique Schéma équivalent Ligne HT (haute tension) C₁ C₂ C₃ Terre (pylône) Distribution de tension N°1 28% N°2 22% N°3 18% N°4 15% N°5 12% N°6 5% La tension est maximale près du conducteur et minimale près du pylône. Tension élevée Tension moyenne Isolateur

Pour les lignes de transport, on utilise des chaînes d'isolateurs suspendus. Le nombre d'éléments (assiettes) dépend de la tension nominale :

Tension nominale (kV)Nombre minimal d'assiettes (porcelaine, 254 mm)
69 kV4 à 5
138 kV8 à 10
230 kV12 à 14
345 kV18 à 20
500 kV24 à 28

Facteur de correction d'altitude : Au-dessus de 1000 m, la rigidité diélectrique de l'air diminue. On doit augmenter le nombre d'assiettes d'environ 1 % par tranche de 100 m au-delà de 1000 m d'altitude.

Accessoires de suspension

Pinces de suspension : maintiennent le conducteur sans le serrer rigidement, permettant les vibrations et les mouvements thermiques.
Pinces d'ancrage : fixent le conducteur de manière rigide aux structures d'ancrage.
Armure de protection (tiges hélicoïdales) : protègent le conducteur contre les vibrations éoliennes et les effets de pointe.
Contrepoids : réduisent les vibrations éoliennes sur les conducteurs de gros calibre.

Norme applicable

Les isolateurs doivent être conformes à la norme CSA C411 (Isolateurs pour lignes aériennes) et aux exigences du Code canadien de l'électricité, Chapitre V (règle 5-100 pour les distances de garde).

Transformateurs de distribution et de puissance

Principes de fonctionnement

Un transformateur fonctionne par induction électromagnétique. Le rapport de transformation est :

V₁ / V₂ = N₁ / N₂ = I₂ / I₁

Où :

V₁, V₂ = tensions primaire et secondaire (V)
N₁, N₂ = nombres de spires au primaire et au secondaire
I₁, I₂ = courants primaire et secondaire (A)

Puissance apparente : S = V × I (en VA, kVA, MVA)

Types de transformateurs

TypePlage de puissanceTensionRefroidissement
Distribution (monophasé)5 à 500 kVA≤ 44 kVOA (huile, air)
Distribution (triphasé)50 à 2500 kVA≤ 44 kVOA, ONAF
Puissance (réseau)2,5 à 100 MVA44 à 345 kVONAF, OFAF
Grand transport> 100 MVA> 345 kVOFAF, ODAF

Refroidissement des transformateurs

La désignation de refroidissement suit un code à 4 lettres :

O : huile minérale
N : circulation naturelle
F : circulation forcée (ventilateurs)
A : air
W : eau

Exemple : ONAF = huile à circulation naturelle, refroidissement par air forcé (ventilateurs).

Raccords et accessoires

Buchholz (relais à gaz) : détecte les défauts internes (dégagement de gaz) dans les transformateurs à huile.
Évent à membrane : permet l'expansion de l'huile sans contact avec l'air.
Conservateur : réservoir d'huile pour compenser les variations de volume dues à la température.
Changeur de prises : permet d'ajuster le rapport de transformation sous charge ou hors tension.
Traversées (bushings) : passages isolés pour les conducteurs à travers la cuve.

Calcul de la puissance d'un transformateur triphasé

S (kVA) = √3 × V (kV) × I (A)

Exemple : Un transformateur triphasé de 25 kV / 600 V alimente une charge de 500 kVA.

Courant primaire : I₁ = 500 / (√3 × 25) = 11,55 A
Courant secondaire : I₂ = 500 / (√3 × 0,6) = 481 A

Piège d'examen

Ne confondez pas les connexions étoile (Y) et triangle (Δ) . En étoile, la tension phase-phase est √3 fois la tension phase-neutre. En triangle, la tension phase-phase est égale à la tension de phase. Le courant de ligne en triangle est √3 fois le courant de phase.

Sectionneurs, interrupteurs et disjoncteurs

Sectionneurs

Un sectionneur est un appareil mécanique qui assure l'isolation visible d'un circuit. Il ne peut pas couper un courant de charge.

Caractéristiques :

Ouverture visible (lame visible)
Pas de pouvoir de coupure
Utilisé pour la consignation et le travail sécuritaire

Types :

Sectionneur de ligne (aérien)
Sectionneur de barre (poste)
Sectionneur de mise à la terre

Interrupteurs

Un interrupteur peut couper un courant de charge, mais pas un courant de défaut.

Interrupteur-sectionneur : combine les fonctions d'isolation et de coupure en charge. Utilisé en distribution MT (15 kV, 25 kV, 34,5 kV).

Disjoncteurs

Un disjoncteur est conçu pour interrompre les courants de défaut (court-circuit) ainsi que les courants de charge.

TypeTensionTemps de coupureUtilisation
Disjoncteur à huile≤ 69 kV3 à 8 cyclesDistribution
Disjoncteur à air comprimé≤ 245 kV2 à 3 cyclesTransport
Disjoncteur à SF6≤ 800 kV2 cyclesTransport THT
Disjoncteur sous vide≤ 38 kV1,5 à 3 cyclesDistribution MT

Pouvoir de coupure : courant maximal qu'un disjoncteur peut interrompre sans dommage. Exprimé en kA symétriques.

Règle du CCE (Chapitre V)

La règle 5-200 exige que tout appareil de protection soit dimensionné pour interrompre le courant de défaut maximal disponible à son point d'installation. Le pouvoir de coupure doit être supérieur ou égal au courant de court-circuit présumé.

Calcul du courant de court-circuit

Icc = V / Z

Où Z est l'impédance totale du circuit jusqu'au point de défaut (Ω).

Exemple : Un réseau de 25 kV avec une impédance de source de 2,5 Ω.

Icc = 25 000 V / (√3 × 2,5 Ω) = 5 774 A ≈ 5,8 kA

Le disjoncteur doit avoir un pouvoir de coupure d'au moins 6 kA.

Parafoudres et protection contre la foudre

Rôle des parafoudres

Les parafoudres protègent les équipements (transformateurs, disjoncteurs, câbles) contre les surtensions transitoires d'origine atmosphérique (foudre) ou de manœuvre.

Types de parafoudres

TypeMatériauTensionUtilisation
À oxyde de zinc (ZnO)Varistance ZnOToutes tensionsStandard moderne
À carbure de silicium (SiC)Éclateurs + SiCDistributionAncien, remplacé par ZnO
À éclateurÉclateur à airBTProtection simple

Caractéristiques principales

Tension de fonctionnement continu (Uc) : tension maximale en service permanent
Tension de décharge (Ures) : tension résiduelle lors de l'écoulement du courant de foudre
Courant de décharge nominal : 5 kA, 10 kA, 20 kA (crête, onde 8/20 µs)
Niveau de protection : doit être inférieur à la tenue au choc de l'équipement protégé

Mise à la terre des parafoudres

La liaison de terre d'un parafoudre doit être la plus courte et la plus directe possible. La résistance de terre ne doit pas dépasser 10 Ω selon le CCE, Chapitre V (règle 5-300). Une résistance plus élevée augmente la tension résiduelle et réduit l'efficacité de la protection.

Coordination de l'isolation

Le principe de coordination consiste à s'assurer que le parafoudre décharge la surtension avant que l'équipement ne soit endommagé. La marge de protection se calcule :

Marge (%) = [(Tenue au choc de l'équipement − Tension résiduelle) / Tension résiduelle] × 100

Une marge minimale de 20 % est recommandée.

Poteaux, structures et fondations

Types de poteaux

MatériauAvantagesInconvénientsDurée de vie
Bois (pin, cèdre)Économique, isolantSensible à la pourriture30 à 40 ans (traité)
Béton arméDurable, résistantLourd, difficile à transporter50 à 80 ans
Acier (galvanisé)Léger, résistantConducteur, nécessite mise à la terre50 à 70 ans
Composite (fibre de verre)Léger, isolantCoût élevé40 à 60 ans

Classes de poteaux en bois

Les poteaux en bois sont classés selon leur résistance mécanique (classe 1 à 7) et leur longueur. La classe 1 est la plus résistante (diamètre le plus grand).

ClasseDiamètre minimal au sommet (mm)Effort horizontal admissible (kN)
119011,1
21658,9
31406,7
41154,4
51003,3

Calcul de la portée maximale

La portée maximale entre deux poteaux dépend de :

La flèche maximale admissible du conducteur
La tension mécanique du conducteur
La charge de vent et de glace (selon la norme CSA C22.3 No. 1 – Lignes aériennes)

Charge de glace : Au Canada, la charge de glace est définie par zone (10 mm, 20 mm, 30 mm, 40 mm d'épaisseur radiale). Le poids de la glace s'ajoute au poids du conducteur.

Calcul du poids de glace :

P_glace = 0,9 × π × (D + e) × e × L

Où :

D = diamètre du conducteur (mm)
e = épaisseur de glace (mm)
L = longueur de la portée (m)
0,9 = densité de la glace (g/cm³)

Fondations

Poteaux en bois : enfouis directement dans le sol (profondeur = 10 % de la longueur + 0,6 m)
Poteaux en béton : posés sur semelle en béton ou dans un trou avec béton
Pylônes en acier : fondations en béton armé (massifs, pieux, radiers)

Profondeur d'enfouissement (règle pratique)

Profondeur (m) = (Longueur du poteau (m) / 10) + 0,6 m

Exemple : Un poteau de 12 m doit être enfoui à : 12/10 + 0,6 = 1,8 m.

Mise à la terre et liaison équipotentielle

Principes fondamentaux

La mise à la terre assure :

150.La protection des personnes contre les tensions de contact et de pas
151.La protection des équipements contre les surtensions
152.Le fonctionnement correct des dispositifs de protection

Composants d'un système de mise à la terre

Électrode de terre : piquet, plaque, conducteur enterré
Conducteur de mise à la terre : relie l'équipement à l'électrode
Connecteurs : soudures exothermiques, connecteurs mécaniques
Barrette de mesure : permet de mesurer la résistance de terre

Résistance de terre maximale

ApplicationRésistance maximale (Ω)
Poste de transformation1 Ω
Poteau de distribution10 Ω
Parafoudre10 Ω
Neutre du réseau BT5 Ω
Protection cathodique25 Ω

Mesure de la résistance de terre

La méthode à trois piquets (méthode de chute de potentiel) est la plus courante :

162.Planter deux piquets auxiliaires (courant et potentiel) à distance du piquet à mesurer
163.Injecter un courant entre le piquet à mesurer et le piquet de courant
164.Mesurer la tension entre le piquet à mesurer et le piquet de potentiel
165.R = V / I

Distance minimale : Les piquets auxiliaires doivent être placés à au moins 20 m du piquet à mesurer, et à 20 m l'un de l'autre.

Règle du CCE (Chapitre V)

La règle 5-100 exige que toutes les parties métalliques non conductrices de courant soient mises à la terre. La règle 5-300 spécifie la résistance maximale de terre et les méthodes de mesure.

Équipements de protection individuelle (EPI) et outils

EPI obligatoires pour le monteur de lignes

ÉquipementNormeUtilisation
Casque de sécuritéCSA Z94.1Protection de la tête
Lunettes de sécuritéCSA Z94.3Protection des yeux
Gants isolantsCSA Z12Travail sous tension (classe 0 à 4)
Manches isolantesCSA Z12Protection des bras
Harnais de sécuritéCSA Z259.10Travail en hauteur
Ceinture de monteurCSA Z259.1Support en position de travail
Vêtements ignifugesCSA Z96Protection contre l'arc électrique

Classes de gants isolants

ClasseTension maximale d'utilisation (V)Tension d'essai (V)
005002 500
01 0005 000
17 50010 000
217 00020 000
326 50030 000
436 00040 000

Vérification des EPI

Gants isolants : test d'air (gonflage) avant chaque utilisation, test électrique tous les 6 mois
Harnais : inspection visuelle avant chaque utilisation, test dynamique selon les recommandations du fabricant
Perches isolantes : test électrique annuel, nettoyage après chaque utilisation

Outils spécifiques au monteur de lignes

Perche à gaffe (shotgun) : manœuvre des sectionneurs sous tension
Perche télescopique : mesure de tension, détection de présence de tension
Pince à dénuder : dénudage des conducteurs isolés
Câbleuse (come-along) : tension des conducteurs
Dynamomètre : mesure de la tension mécanique des conducteurs
Nacelle isolante : travail sous tension en hauteur

Travail sous tension et consignation

Principes du travail sous tension

Le travail sous tension (TST) est autorisé au Canada selon les règles du CCE, Chapitre V (règle 5-400) et les normes CSA Z462 (sécurité électrique en milieu de travail).

Méthodes de travail sous tension :

189.Travail au contact : l'ouvrier est isolé de la terre (plateforme isolante, nacelle isolante)
190.Travail à distance : utilisation de perches isolantes
191.Travail à potentiel : l'ouvrier est porté au potentiel de la ligne (méthode du conducteur)

Distances minimales d'approche

Tension nominale (kV)Distance minimale (m)
≤ 750 V1,0
1 à 44 kV1,5
69 à 138 kV2,0
230 kV3,0
345 kV4,0
500 kV5,5

Procédure de consignation (LOTO – Lockout/Tagout)

195.Déclaration : informer le coordonnateur du réseau
196.Ouverture : ouvrir le sectionneur ou le disjoncteur
197.Vérification d'absence de tension : avec un détecteur de tension adapté
198.Mise à la terre : installation de mises à la terre visibles
199.Consignation : cadenas et étiquette (cadenas personnel)
200.Vérification finale : contrôle visuel et test de présence de tension

Piège d'examen

L'ordre de la consignation est critique : on vérifie l'absence de tension avant d'installer les mises à la terre. Inverser ces étapes peut entraîner un arc électrique mortel.

Résumé

Les conducteurs ACSR sont les plus utilisés pour le transport ; la chute de tension maximale est de 3 % (éclairage) et 5 % (force motrice) selon le CCE, Chapitre V.
Les isolateurs en chaîne doivent être dimensionnés selon la tension et l'altitude ; les isolateurs polymères sont de plus en plus utilisés.
Les transformateurs sont caractérisés par leur rapport de transformation et leur mode de refroidissement (ONAF, OFAF, etc.).
Les disjoncteurs doivent avoir un pouvoir de coupure supérieur au courant de court-circuit maximal disponible.
Les parafoudres ZnO sont le standard moderne ; la résistance de terre ne doit pas dépasser 10 Ω.
La profondeur d'enfouissement des poteaux est d'environ 10 % de la longueur plus 0,6 m.
Les gants isolants doivent être testés électriquement tous les 6 mois et vérifiés par test d'air avant chaque utilisation.
La consignation suit un ordre strict : déclaration, ouverture, vérification d'absence de tension, mise à la terre, cadenassage.

Pièges à éviter

213.Confondre sectionneur et interrupteur : le sectionneur ne coupe pas le courant de charge ; l'interrupteur ne coupe pas le courant de défaut.
214.Oublier le facteur √3 dans les calculs triphasés : S = √3 × V × I, jamais S = 3 × V × I.
215.Négliger la correction d'altitude pour les isolateurs : au-dessus de 1000 m, il faut ajouter des assiettes.
216.Utiliser la résistance au lieu de l'impédance pour les calculs de chute de tension en CA.
217.Inverser l'ordre de la consignation : vérification d'absence de tension avant mise à la terre.
218.Oublier les facteurs de correction de température et de groupement pour le courant admissible.
219.Confondre les classes de gants isolants : la classe 2 est pour 17 000 V, pas pour 7 500 V.
220.Négliger la charge de glace dans les calculs de portée : au Canada, elle est obligatoire selon la CSA C22.3 No. 1.
221.Ne pas vérifier la date de test des EPI : les gants doivent être testés tous les 6 mois, les perches annuellement.
222.Utiliser un parafoudre sans vérifier la coordination de l'isolation : la marge doit être d'au moins 20 %.

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