Chapitre III

Code canadien de l'électricité et méthodes de câblage

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Code canadien de l'électricité et méthodes de câblage

Introduction au Code canadien de l'électricité

Le Code canadien de l'électricité (CCE), publié par le Groupe CSA sous la désignation CSA C22.1, est la norme nationale qui régit l'installation, l'entretien et l'utilisation des installations électriques au Canada. Pour l'examen Sceau rouge, vous devez maîtriser les règles du Chapitre V (chapitre 5) qui traite des installations électriques, ainsi que les chapitres 0, 1, 2, 3 et 4 qui couvrent respectivement les définitions, les règles générales, les méthodes de câblage, les conducteurs et l'utilisation de l'électricité.

Le Code est divisé en sections numérotées. Les sections 0 à 16 et 18 à 34 couvrent les règles générales et spécifiques. Les sections 36 à 84 couvrent les installations particulières comme les lieux de production pétrolière, les mines, les établissements de santé, etc. Pour l'examen, vous devez connaître les sections 0, 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 22, 24, 26, 28, 30, 32, 36, 38, 40, 42, 44, 46, 50, 52, 54, 56, 58, 60, 62, 64, 66, 68, 70, 72, 74, 76, 78, 80, 82 et 84.

Structure du Code et numérotation des règles

Chaque règle est identifiée par un numéro à deux ou trois chiffres. Le premier chiffre indique la section, le second le sujet dans la section. Par exemple, la règle 8-200 se trouve dans la section 8 (charges et circuits) et traite des charges minimales d'éclairage. La règle 12-100 se trouve dans la section 12 (méthodes de câblage) et traite des conducteurs dans les canalisations.

Les tableaux du Code sont désignés par un numéro de tableau précédé de la lettre D (par exemple, tableau D1 pour les ampacités des conducteurs). Les annexes A, B, C et D fournissent des informations complémentaires obligatoires ou informatives.

Définitions essentielles (Section 0)

La section 0 du Code contient les définitions qui s'appliquent à l'ensemble du document. Vous devez connaître les définitions suivantes pour l'examen :

TermeDéfinition selon le Code
**Ampacité**Courant maximal en ampères qu'un conducteur peut transporter en continu dans des conditions d'utilisation sans dépasser sa température limite
**Mise à la terre**Liaison électrique intentionnelle à la terre ou à un conducteur de masse
**Mise à la masse**Liaison électrique intentionnelle à un conducteur de masse (neutre)
**Circuit de dérivation**Circuit qui alimente une ou plusieurs prises de courant ou sorties
**Conducteur mis à la masse**Conducteur intentionnellement mis à la terre (généralement le neutre)
**Conducteur de mise à la terre**Conducteur reliant le matériel à la terre (fil vert ou dénudé)
**Canalisation**Enveloppe fermée conçue pour contenir des conducteurs (conduit, goulotte, etc.)
**Boîte de tirage**Boîte utilisée pour faciliter le tirage des conducteurs dans une canalisation

La distinction entre mise à la terre et mise à la masse est cruciale. La mise à la terre protège contre les surtensions (foudre, défauts), tandis que la mise à la masse assure la protection contre les chocs électriques en limitant la tension des masses métalliques.

Section 2 : Règles générales

Exigences de base (règles 2-000 à 2-030)

La règle 2-000 stipule que toutes les installations électriques doivent être conformes au Code. La règle 2-010 exige que le matériel soit approuvé pour l'usage auquel il est destiné. La règle 2-024 traite des espaces de travail autour du matériel électrique : un dégagement minimal de 1 m devant les panneaux, et de 750 mm de largeur pour l'accès.

La règle 2-030 exige que les installations soient réalisées de façon professionnelle et conformément aux instructions du fabricant. Les marques de certification (CSA, cUL, etc.) doivent être visibles et lisibles.

Tension et fréquence (règle 2-100)

La règle 2-100 spécifie que la tension nominale des installations ne doit pas dépasser 750 V, sauf dispositions particulières. La fréquence standard au Canada est de 60 Hz. Les écarts de tension admissibles sont de ±10 % pour l'éclairage et de ±5 % pour les moteurs.

Section 4 : Conducteurs

Types de conducteurs et isolation

Les conducteurs sont identifiés par leur type d'isolation. Les types courants sont :

TypeIsolationTempérature maxUsage typique
TWThermoplastique60 °CHumide
THWThermoplastique75 °CHumide/sec
THHNThermoplastique nylon90 °CSec
THWNThermoplastique nylon75 °CHumide/sec
XHHWPolyéthylène réticulé90 °C (sec), 75 °C (humide)Industriel
R90Caoutchouc90 °CHumide/sec

La température maximale admissible dépend du type d'isolation et des conditions d'installation. Pour les conducteurs dans les canalisations, la température est limitée à 75 °C pour les raccordements aux bornes, sauf indication contraire du fabricant.

Ampacité des conducteurs (règles 4-004 à 4-008)

L'ampacité des conducteurs est déterminée à partir des tableaux D1 à D5 du Code. Le tableau D1 donne les ampacités pour les conducteurs en cuivre et en aluminium dans différentes conditions. La règle 4-004 exige que l'ampacité soit ajustée en fonction de la température ambiante et du nombre de conducteurs dans la canalisation.

Le facteur de correction pour la température ambiante est donné dans le tableau 5A du Code. Pour une température ambiante de 40 °C avec des conducteurs THW (75 °C), le facteur est de 0,82. Pour 30 °C, le facteur est de 1,00.

Le facteur de correction pour le regroupement de conducteurs est donné dans le tableau 5C. Pour 4 à 6 conducteurs, le facteur est de 0,80. Pour 7 à 9 conducteurs, il est de 0,70. Pour 10 à 20 conducteurs, il est de 0,50.

Exemple de calcul : Un conducteur THW #4 AWG cuivre a une ampacité de 85 A à 30 °C. Si la température ambiante est de 40 °C et qu'il y a 6 conducteurs dans le conduit, l'ampacité corrigée est :

85 A × 0,82 × 0,80 = 55,76 A

Chute de tension (règle 8-102)

La règle 8-102 limite la chute de tension à 3 % pour les circuits d'éclairage et de force motrice, et à 5 % au total (alimentation + circuit de dérivation). La formule de calcul est :

ΔV = (2 × L × I × R) / 1000

Où :

ΔV = chute de tension en volts
L = longueur du conducteur en mètres (aller-retour)
I = courant en ampères
R = résistance du conducteur en Ω/km (tableau D3)

Exemple : Un circuit de 120 V alimente une charge de 20 A sur une distance de 50 m avec du cuivre #10 AWG (R = 1,98 Ω/km).

ΔV = (2 × 50 × 20 × 1,98) / 1000 = 3,96 V

Pourcentage de chute : 3,96 / 120 × 100 = 3,3 % — Ceci dépasse la limite de 3 % pour un circuit de dérivation. Il faut augmenter la grosseur du conducteur.

Section 6 : Services et alimentations

Définitions et exigences (règles 6-000 à 6-102)

Le service est l'ensemble des conducteurs et du matériel qui relient l'installation électrique au réseau d'alimentation. La règle 6-102 exige que chaque bâtiment soit alimenté par un seul service, sauf exceptions prévues.

Le dispositif de protection principale (disjoncteur principal) doit être installé au point d'entrée du service. La capacité du dispositif de protection ne doit pas dépasser la capacité des conducteurs d'alimentation.

Conducteurs de service (règle 6-202)

Les conducteurs de service doivent avoir une ampacité suffisante pour la charge calculée. La règle 6-202 exige que les conducteurs de service aient une ampacité d'au moins 100 A pour les installations résidentielles, et selon le calcul de charge pour les installations industrielles.

Le conducteur de mise à la masse (neutre) doit être identifié par une couleur blanche ou grise sur toute sa longueur. Le conducteur de mise à la terre doit être vert ou dénudé.

Section 8 : Charges et circuits

Calcul des charges (règles 8-100 à 8-300)

La section 8 du Code traite du calcul des charges minimales pour les installations électriques. La règle 8-200 donne les charges minimales d'éclairage par mètre carré selon le type d'occupation :

Type d'occupationCharge minimale (W/m²)
Habitation5
Bureau10
Magasin15
École10
Hôpital10
Industrie légère10
Industrie lourde15

La règle 8-202 traite des charges minimales pour les prises de courant. Chaque prise de courant est considérée comme une charge de 150 VA pour les circuits de dérivation. Pour les circuits de 20 A, le nombre maximal de prises est de 12 par circuit (20 A × 120 V = 2400 VA / 150 VA = 16, mais limité à 12 par la règle).

Facteurs de demande (règle 8-204)

Les facteurs de demande permettent de réduire la charge calculée pour les installations où toutes les charges ne fonctionnent pas simultanément. Pour l'éclairage, le facteur de demande est de :

100 % pour les premiers 50 000 W
75 % pour la portion excédant 50 000 W

Pour les prises de courant, le facteur de demande est de :

100 % pour les premiers 10 kVA
50 % pour la portion excédant 10 kVA

Calcul de la charge totale (règle 8-300)

La charge totale d'une installation est la somme de toutes les charges calculées, avec application des facteurs de demande applicables. La charge totale détermine la capacité du service et la grosseur des conducteurs d'alimentation.

Exemple de calcul : Une installation industrielle a une charge d'éclairage de 60 000 W et une charge de prises de 20 000 VA.

Éclairage : 50 000 × 1,00 + 10 000 × 0,75 = 57 500 W

Prises : 10 000 × 1,00 + 10 000 × 0,50 = 15 000 VA

Charge totale : 57 500 + 15 000 = 72 500 VA

Section 10 : Mise à la terre et liaison équipotentielle

Principes fondamentaux (règles 10-000 à 10-204)

La mise à la terre des installations électriques est essentielle pour la sécurité. La règle 10-204 exige que toutes les masses métalliques non conductrices de courant soient mises à la terre ou à la masse.

Le conducteur de mise à la terre doit être en cuivre ou en aluminium et avoir une grosseur minimale selon le tableau 16 du Code. Pour un service de 100 A, le conducteur de mise à la terre doit être au moins du #8 AWG cuivre.

Électrodes de mise à la terre (règle 10-700)

Les électrodes de mise à la terre acceptables sont :

Électrode de fondation (conducteur noyé dans le béton)
Électrode de sol (tige de cuivre de 3 m minimum)
Conduite d'eau métallique enterrée (10 m minimum en contact avec le sol)
Treillis métallique noyé dans le béton

La résistance de l'électrode ne doit pas dépasser 25 Ω. Si la résistance est supérieure, une électrode supplémentaire doit être installée.

Liaison équipotentielle (règle 10-400)

La liaison équipotentielle assure que toutes les masses métalliques sont au même potentiel électrique. Les conducteurs de liaison doivent être en cuivre et avoir une grosseur minimale de #6 AWG pour les installations industrielles.

Section 12 : Méthodes de câblage

Canalisations (règles 12-100 à 12-160)

Les canalisations sont des enveloppes fermées qui contiennent les conducteurs. Les types courants sont :

Type de conduitDésignationUsage
Conduit métallique rigideCMR (GRC)Industriel, extérieur
Conduit métallique flexibleCMF (FMC)Raccordements de moteurs
Conduit métallique rigide minceCMRM (EMT)Intérieur, sec
Conduit PVC rigidePVCEnterré, corrosif
Conduit métallique flexible étancheCMFE (LFMC)Humide, extérieur

La règle 12-108 limite le nombre de coudes dans une canalisation à 360° entre deux boîtes de tirage. Chaque coude de 90° compte pour 90°, chaque coude de 45° compte pour 45°, etc.

Remplissage des canalisations (règle 12-1014)

Le remplissage maximal des canalisations est limité selon le nombre de conducteurs :

Nombre de conducteursRemplissage maximal
153 %
231 %
3 ou plus40 %

Le tableau 6 du Code donne les dimensions des conduits en fonction du nombre et de la grosseur des conducteurs. Pour l'examen, vous devez savoir utiliser ce tableau pour déterminer la grosseur minimale d'un conduit.

Câbles armés et gainés (règles 12-600 à 12-800)

Les câbles armés (AC) et les câbles gainés (NM) sont des méthodes de câblage acceptées pour certaines installations. Le câble AC90 (armé, 90 °C) est utilisé dans les bâtiments industriels. Le câble NMD90 (non métallique, 90 °C) est utilisé dans les habitations.

Les câbles doivent être supportés à des intervalles maximaux de 1,4 m pour les câbles horizontaux et de 1,2 m pour les câbles verticaux. Les câbles doivent être protégés contre les dommages mécaniques lorsqu'ils traversent des murs ou des planchers.

Conducteurs dans les canalisations (règle 12-100)

Les conducteurs dans les canalisations doivent être tirés de façon à ne pas être endommagés. La règle 12-100 exige que les conducteurs soient continus entre les boîtes, sans épissure à l'intérieur des canalisations. Les épissures ne sont permises que dans les boîtes de jonction ou les boîtes de sortie.

Section 14 : Protection contre les surintensités

Dispositifs de protection (règles 14-000 à 14-100)

Les dispositifs de protection contre les surintensités (fusibles, disjoncteurs) doivent être installés pour protéger les conducteurs et le matériel. La règle 14-100 exige que chaque conducteur non mis à la masse soit protégé par un dispositif de protection.

Le calibre du dispositif de protection ne doit pas dépasser l'ampacité du conducteur, sauf exceptions prévues (moteurs, transformateurs, etc.). Pour les conducteurs de 14 AWG et plus, le dispositif de protection doit être calibré à 15 A maximum pour le 14 AWG, 20 A pour le 12 AWG, et 30 A pour le 10 AWG.

Coordination de la protection (règle 14-104)

La coordination de la protection assure que le dispositif de protection le plus proche du défaut se déclenche en premier. Cette coordination est essentielle dans les installations industrielles pour minimiser les interruptions de service.

Pouvoir de coupure (règle 14-200)

Le pouvoir de coupure du dispositif de protection doit être au moins égal au courant de défaut maximal disponible au point d'installation. Le courant de défaut est calculé à partir de la puissance du transformateur et de l'impédance du circuit.

Formule : I_défaut = S / (√3 × V × Z)

Où :

S = puissance du transformateur en VA
V = tension entre phases en volts
Z = impédance totale du circuit en ohms

Section 16 : Tensions non dangereuses

Circuits à très basse tension (règles 16-000 à 16-100)

Les circuits à très basse tension (TBT) sont ceux dont la tension ne dépasse pas 30 V. Ces circuits sont considérés comme non dangereux et ne nécessitent pas de protection contre les contacts directs.

Les circuits à basse tension de protection (TBTP) sont ceux qui sont isolés des circuits de puissance par une double isolation ou un transformateur de séparation. Ces circuits sont utilisés dans les environnements humides ou dangereux.

Section 18 : Emplacements dangereux

Classification des emplacements (règles 18-000 à 18-100)

Les emplacements dangereux sont classés selon la nature du risque :

ClasseType de risque
Classe IGaz ou vapeurs inflammables
Classe IIPoussières combustibles
Classe IIIFibres ou particules inflammables

Chaque classe est divisée en divisions ou zones selon la probabilité de présence de l'atmosphère dangereuse :

Division 1 : Présence normale ou fréquente
Division 2 : Présence anormale ou accidentelle

Pour l'examen, vous devez connaître les exigences de câblage pour chaque classe. En Classe I, Division 1, les conduits doivent être étanches aux gaz et les boîtes doivent être approuvées pour cet usage. En Classe I, Division 2, les conduits doivent être scellés à l'entrée des boîtes.

Scellements (règle 18-150)

Les scellements sont des barrières étanches installées dans les canalisations pour empêcher la propagation des gaz ou vapeurs. Les scellements doivent être installés :

À l'entrée de chaque boîte ou appareil dans un emplacement de Classe I, Division 1
À une distance maximale de 450 mm des boîtes dans les emplacements de Classe I, Division 2
Dans chaque conduit traversant une paroi séparant un emplacement dangereux d'un emplacement non dangereux

Section 22 : Emplacements de production pétrolière

Exigences spécifiques (règles 22-000 à 22-100)

Les emplacements de production pétrolière sont soumis à des exigences particulières. La règle 22-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe I, Groupe D. Les canalisations doivent être en conduit métallique rigide ou en conduit métallique flexible étanche.

Les puits de forage doivent être équipés d'un dispositif de coupure d'urgence qui coupe l'alimentation électrique en cas de dégagement de gaz. Ce dispositif doit être actionné manuellement et automatiquement.

Section 26 : Protection des moteurs et des génératrices

Protection contre les surintensités (règles 26-200 à 26-256)

Les moteurs doivent être protégés contre les surintensités et les surcharges. La règle 26-200 exige que chaque moteur soit protégé par un dispositif de protection contre les surcharges calibré selon le courant à pleine charge (CPC) du moteur.

Le courant à pleine charge est déterminé à partir du tableau 44 du Code. Pour un moteur triphasé de 10 HP, 575 V, le CPC est de 11 A. Le dispositif de protection contre les surcharges doit être calibré à 125 % du CPC pour les moteurs avec facteur de service de 1,15 ou plus, soit 11 × 1,25 = 13,75 A.

Protection des conducteurs (règle 26-250)

Les conducteurs alimentant un moteur doivent avoir une ampacité d'au moins 125 % du CPC du moteur. Pour le moteur de 10 HP, les conducteurs doivent avoir une ampacité d'au moins 11 × 1,25 = 13,75 A. Un conducteur #14 AWG cuivre (ampacité de 15 A) serait suffisant.

Dispositif de protection contre les courts-circuits (règle 26-252)

Le dispositif de protection contre les courts-circuits (fusibles ou disjoncteur) doit être calibré selon le tableau 29 du Code. Pour un moteur de 10 HP, 575 V, le calibre maximal est de 30 A pour les fusibles à action retardée.

Section 28 : Protection contre les chocs électriques

Principes de protection (règles 28-000 à 28-100)

La protection contre les chocs électriques est assurée par :

137.L'isolation des conducteurs sous tension
138.La mise à la masse des masses métalliques
139.Les dispositifs différentiels (disjoncteurs de fuite à la terre)

La règle 28-100 exige que les prises de courant installées dans les endroits humides ou à l'extérieur soient protégées par un dispositif différentiel de classe A (30 mA).

Section 30 : Installations d'éclairage

Exigences générales (règles 30-000 à 30-100)

Les installations d'éclairage doivent être conformes aux exigences du Code. La règle 30-100 exige que les luminaires soient installés à une hauteur minimale de 2,4 m au-dessus du sol dans les endroits accessibles au public.

Les luminaires installés dans les emplacements dangereux doivent être approuvés pour la classe et la division de l'emplacement. Les luminaires encastrés doivent être ventilés pour éviter l'accumulation de chaleur.

Éclairage de secours (règle 30-300)

Les établissements publics et les bâtiments industriels doivent être équipés d'un éclairage de secours qui fonctionne pendant au moins 30 minutes en cas de panne de courant. L'éclairage de secours doit fournir un éclairement minimal de 10 lux au niveau du sol.

Section 32 : Installations de chauffage électrique

Exigences générales (règles 32-000 à 32-100)

Les installations de chauffage électrique comprennent les plinthes électriques, les radiateurs, les chauffe-eau et les systèmes de chauffage par rayonnement. La règle 32-100 exige que chaque appareil de chauffage soit protégé par un dispositif de protection contre les surintensités.

Les conducteurs alimentant un appareil de chauffage doivent avoir une ampacité d'au moins 125 % de la charge de l'appareil. Pour un radiateur de 3000 W à 240 V, le courant est de 3000 / 240 = 12,5 A. Les conducteurs doivent avoir une ampacité d'au moins 12,5 × 1,25 = 15,6 A. Un conducteur #12 AWG cuivre (ampacité de 20 A) serait suffisant.

Section 36 : Installations de production d'énergie

Génératrices et systèmes de secours (règles 36-000 à 36-100)

Les installations de production d'énergie comprennent les génératrices, les panneaux solaires et les éoliennes. La règle 36-100 exige que les génératrices soient équipées d'un dispositif de protection contre les surintensités et d'un moyen de déconnexion.

Les systèmes de secours doivent être conçus pour fonctionner automatiquement en cas de panne du réseau. Le transfert entre le réseau et la génératrice doit être effectué par un commutateur de transfert approuvé.

Section 38 : Installations de télécommunication

Exigences générales (règles 38-000 à 38-100)

Les installations de télécommunication (téléphone, données, fibre optique) doivent être séparées des circuits de puissance. La règle 38-100 exige une séparation minimale de 50 mm entre les conducteurs de télécommunication et les conducteurs de puissance.

Les conducteurs de télécommunication qui entrent dans un bâtiment doivent être protégés contre les surtensions par un dispositif de protection installé à l'entrée du bâtiment.

Section 40 : Installations électriques temporaires

Exigences générales (règles 40-000 à 40-100)

Les installations électriques temporaires sont utilisées pendant la construction, la rénovation ou les événements spéciaux. La règle 40-100 exige que ces installations soient conformes aux mêmes règles que les installations permanentes, avec certaines exceptions.

Les installations temporaires doivent être protégées par un dispositif différentiel de classe A (30 mA) pour toutes les prises de courant. Les conducteurs doivent être protégés contre les dommages mécaniques et installés de façon à ne pas créer de risque de trébuchement.

Section 42 : Installations de soudage

Exigences générales (règles 42-000 à 42-100)

Les installations de soudage comprennent les postes de soudage à l'arc et au chalumeau. La règle 42-100 exige que chaque poste de soudage soit alimenté par un circuit de dérivation dédié.

La charge minimale pour un poste de soudage est calculée selon la puissance nominale du poste. Pour un poste de soudage de 300 A, la charge est de 300 × 32 V = 9600 VA. Le circuit de dérivation doit être protégé à 125 % de cette charge.

Section 44 : Installations de batteries

Exigences générales (règles 44-000 à 44-100)

Les installations de batteries (accumulateurs) doivent être ventilées pour évacuer les gaz explosifs. La règle 44-100 exige que les batteries soient installées dans un local ventilé ou dans une armoire ventilée.

Les conducteurs reliant les batteries doivent avoir une ampacité d'au moins 125 % du courant maximal de charge ou de décharge. Les connexions doivent être protégées contre les courts-circuits accidentels.

Section 46 : Installations de commande

Exigences générales (règles 46-000 à 46-100)

Les installations de commande comprennent les circuits de commande, les relais, les contacteurs et les automates programmables. La règle 46-100 exige que les circuits de commande soient protégés contre les surintensités.

Les circuits de commande à basse tension (24 V) doivent être séparés des circuits de puissance. Les conducteurs de commande doivent être identifiés par une couleur différente de celle des conducteurs de puissance.

Section 50 : Installations de production d'énergie solaire

Exigences générales (règles 50-000 à 50-100)

Les installations de production d'énergie solaire (photovoltaïque) doivent être conformes aux exigences du Code. La règle 50-100 exige que les panneaux solaires soient installés de façon à permettre l'accès pour l'entretien.

Les conducteurs des circuits photovoltaïques doivent être identifiés par une étiquette indiquant la tension et le courant maximal. Les dispositifs de protection doivent être installés des deux côtés de l'onduleur.

Section 52 : Installations de production d'énergie éolienne

Exigences générales (règles 52-000 à 52-100)

Les installations de production d'énergie éolienne doivent être conformes aux exigences du Code. La règle 52-100 exige que les éoliennes soient équipées d'un dispositif de déconnexion accessible.

Les conducteurs des circuits éoliens doivent être installés dans des canalisations ou des câbles armés. Les dispositifs de protection doivent être installés à la base de l'éolienne.

Section 54 : Installations de production de chaleur

Exigences générales (règles 54-000 à 54-100)

Les installations de production de chaleur comprennent les fours électriques, les chaudières électriques et les systèmes de chauffage par induction. La règle 54-100 exige que ces installations soient protégées par un dispositif de protection contre les surintensités.

Les conducteurs alimentant un four électrique doivent avoir une ampacité d'au moins 125 % de la charge du four. Pour un four de 50 kW à 600 V triphasé, le courant est de 50 000 / (√3 × 600) = 48,1 A. Les conducteurs doivent avoir une ampacité d'au moins 48,1 × 1,25 = 60,1 A.

Section 56 : Installations de production de froid

Exigences générales (règles 56-000 à 56-100)

Les installations de production de froid comprennent les compresseurs, les condenseurs et les évaporateurs. La règle 56-100 exige que chaque compresseur soit protégé contre les surcharges et les surintensités.

Le courant à pleine charge d'un compresseur est déterminé à partir du tableau 44 du Code. Les conducteurs doivent avoir une ampacité d'au moins 125 % du courant à pleine charge du compresseur.

Section 58 : Installations de production de vapeur

Exigences générales (règles 58-000 à 58-100)

Les installations de production de vapeur comprennent les chaudières à vapeur électriques. La règle 58-100 exige que ces installations soient équipées de dispositifs de sécurité qui coupent l'alimentation en cas de surchauffe ou de pression excessive.

Section 60 : Installations de production de gaz

Exigences générales (règles 60-000 à 60-100)

Les installations de production de gaz comprennent les électrolyseurs et les générateurs de gaz. La règle 60-100 exige que ces installations soient installées dans des locaux ventilés et équipées de détecteurs de gaz.

Section 62 : Installations de production d'air comprimé

Exigences générales (règles 62-000 à 62-100)

Les installations de production d'air comprimé comprennent les compresseurs d'air. La règle 62-100 exige que les compresseurs soient protégés contre les surcharges et installés dans des locaux ventilés.

Section 64 : Installations de production de vide

Exigences générales (règles 64-000 à 64-100)

Les installations de production de vide comprennent les pompes à vide. La règle 64-100 exige que les pompes à vide soient protégées contre les surcharges et installées dans des locaux ventilés.

Section 66 : Installations de production d'hydrogène

Exigences générales (règles 66-000 à 66-100)

Les installations de production d'hydrogène sont classées comme emplacements dangereux de Classe I, Division 1. La règle 66-100 exige que tout le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe I, Groupe B.

Section 68 : Installations de production d'oxygène

Exigences générales (règles 68-000 à 68-100)

Les installations de production d'oxygène présentent un risque d'incendie accru. La règle 68-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe I, Groupe B.

Section 70 : Installations de production d'acétylène

Exigences générales (règles 70-000 à 70-100)

Les installations de production d'acétylène sont classées comme emplacements dangereux de Classe I, Division 1. La règle 70-100 exige que tout le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe I, Groupe A.

Section 72 : Installations de production d'ammoniac

Exigences générales (règles 72-000 à 72-100)

Les installations de production d'ammoniac sont classées comme emplacements dangereux de Classe I, Division 2. La règle 72-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe I, Groupe D.

Section 74 : Installations de production de chlore

Exigences générales (règles 74-000 à 74-100)

Les installations de production de chlore présentent un risque de corrosion. La règle 74-100 exige que le matériel électrique soit protégé contre la corrosion et approuvé pour les emplacements de Classe I, Division 2.

Section 76 : Installations de production de soude

Exigences générales (règles 76-000 à 76-100)

Les installations de production de soude présentent un risque de corrosion alcaline. La règle 76-100 exige que le matériel électrique soit protégé contre la corrosion.

Section 78 : Installations de production de papier

Exigences générales (règles 78-000 à 78-100)

Les installations de production de papier présentent un risque de poussières combustibles. La règle 78-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe II, Division 2.

Section 80 : Installations de production de textile

Exigences générales (règles 80-000 à 80-100)

Les installations de production de textile présentent un risque de fibres inflammables. La règle 80-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe III, Division 2.

Section 82 : Installations de production de plastique

Exigences générales (règles 82-000 à 82-100)

Les installations de production de plastique présentent un risque de poussières combustibles. La règle 82-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe II, Division 2.

Section 84 : Installations de production de caoutchouc

Exigences générales (règles 84-000 à 84-100)

Les installations de production de caoutchouc présentent un risque de poussières combustibles. La règle 84-100 exige que le matériel électrique soit approuvé pour les emplacements de Classe II, Division 2.

Pièges à éviter

234.Confondre mise à la terre et mise à la masse : La mise à la terre relie à la terre physique, la mise à la masse relie au neutre. Ces deux concepts sont distincts et ne sont pas interchangeables.
235.Oublier les facteurs de correction : Lorsque vous calculez l'ampacité d'un conducteur, vous devez appliquer les facteurs de correction pour la température ambiante et le regroupement des conducteurs. Un conducteur qui semble adéquat peut devenir inadéquat après correction.
236.Utiliser le mauvais tableau : Le Code contient plusieurs tableaux pour les ampacités. Assurez-vous d'utiliser le tableau D1 pour les conducteurs dans les canalisations, le tableau D2 pour les câbles, etc.
237.Négliger la chute de tension : La chute de tension est souvent oubliée dans les calculs. Pour les longs circuits, la chute de tension peut dépasser la limite de 3 % même si l'ampacité est suffisante.
238.Confondre les classes et divisions des emplacements dangereux : Les classes I, II et III correspondent aux types de risques (gaz, poussières, fibres). Les divisions 1 et 2 correspondent à la probabilité de présence de l'atmosphère dangereuse.
239.Oublier les scellements : Dans les emplacements de Classe I, les scellements doivent être installés à des endroits précis. Un scellement manquant est une non-conformité majeure.
240.Utiliser le mauvais calibre de protection : Le calibre du dispositif de protection ne doit pas dépasser l'ampacité du conducteur, sauf exceptions prévues pour les moteurs et les transformateurs.
241.Négliger la coordination de la protection : Dans les installations industrielles, la coordination des dispositifs de protection est essentielle pour éviter les déclenchements intempestifs.
242.Confondre les types de conducteurs : Les conducteurs THHN et THWN ont des températures maximales différentes. Un conducteur THHN ne peut pas être utilisé dans un emplacement humide.
243.Oublier les exigences de dégagement : Les espaces de travail autour du matériel électrique doivent être d'au moins 1 m devant les panneaux et 750 mm de largeur.

Résumé

Le Code canadien de l'électricité est la norme nationale qui régit les installations électriques au Canada. Pour l'examen Sceau rouge, vous devez maîtriser :

246.Les définitions de la section 0, en particulier la distinction entre mise à la terre et mise à la masse.
247.Les calculs d'ampacité avec les facteurs de correction pour la température et le regroupement des conducteurs.
248.Les calculs de chute de tension avec la limite de 3 % pour les circuits de dérivation et 5 % au total.
249.Les calculs de charges avec les facteurs de demande de la section 8.
250.Les exigences de mise à la terre et de liaison équipotentielle de la section 10.
251.Les méthodes de câblage de la section 12, en particulier le remplissage des canalisations et les limites de coudes.
252.La protection contre les surintensités de la section 14, avec les calibres maximaux pour chaque grosseur de conducteur.
253.La protection des moteurs de la section 26, avec les calculs à 125 % du courant à pleine charge.
254.Les exigences pour les emplacements dangereux de la section 18, avec les classes, divisions et exigences de scellement.
255.Les exigences spécifiques pour les installations industrielles particulières (sections 36 à 84).

Les tableaux du Code (D1 à D5, 5A, 5C, 6, 16, 29, 44) sont des outils essentiels que vous devez savoir utiliser rapidement et correctement. La pratique régulière des calculs et la familiarisation avec la structure du Code sont les clés de la réussite à l'examen.

Rappelez-vous que le Code est un document évolutif. Assurez-vous d'utiliser la version la plus récente du Code canadien de l'électricité pour votre préparation à l'examen.

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