Chapitre X

Systèmes d'alarme incendie, de sécurité et de communication

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Systèmes d'alarme incendie, de sécurité et de communication

Système d'alarme incendie — détection, notification et contrôle Système d'alarme incendie — Détection, notification et contrôle 1. DÉTECTION Détecteur de fumée (smoke detector) Détecteur de chaleur (heat detector) 🌡 Avertisseur manuel (pull station) Gicleur automatique (sprinkler) 2. CONTRÔLE Panneau de contrôle (fire alarm control panel) Alimentation Défaut Alarme Zones 1-8 • Supervision • Test 3. NOTIFICATION Sirène (horn) 🔊 Stroboscope (strobe) Cloche (bell) 🔔 Annonciateur (annunciator) Boucle de rétroaction — Signalisation et intervention Poste central (central station) Pompiers (fire department) Système d'extinction (suppression system) Système de désenfumage (smoke control) ÉTAPES : Détection → Signal au panneau → Évaluation → Notification → Intervention → Réinitialisation LÉGENDE : Détection / Alarme Notification Supervision Rétroaction Conforme à la norme CAN/ULC-S524 et au Code canadien de l'électricité (CCE) — section 32

Introduction

Ce chapitre couvre l'installation, la vérification et le dépannage des systèmes d'alarme incendie, de sécurité et de communication. Pour l'examen Sceau rouge, vous devez maîtriser les principes de fonctionnement, les exigences du Code canadien de l'électricité (CCÉ) , les normes CSA applicables, ainsi que les procédures d'installation et de mise en service. Ces systèmes sont des circuits de classe 1, classe 2 ou classe 3 selon leurs caractéristiques électriques, et leur câblage doit respecter des règles spécifiques distinctes des circuits de puissance.


1. Systèmes d'alarme incendie

1.1 Principes fondamentaux

Un système d'alarme incendie a pour fonction de détecter un incendie, d'alerter les occupants et de transmettre un signal à un poste central. Il se compose de :

Dispositifs de détection : détecteurs de fumée, de chaleur, de flamme, de monoxyde de carbone.
Dispositifs d'alerte : avertisseurs sonores (cloches, cornes, haut-parleurs) et visuels (stroboscopes).
Unité de commande : panneau de contrôle (FACP — Fire Alarm Control Panel).
Sources d'alimentation : alimentation principale et alimentation de secours (batteries).

Les systèmes sont classés selon leur configuration :

TypeDescription
**Conventionnel**Chaque détecteur est relié à un circuit de zone ; la zone est identifiée, mais pas le détecteur individuel.
**Adressable**Chaque détecteur possède une adresse unique ; le panneau identifie précisément le dispositif déclenché.
**Analogique**Le panneau reçoit des valeurs continues de chaque détecteur, permettant une évaluation graduelle (pré-alarme, alarme).

1.2 Câblage et circuits

Le câblage des systèmes d'alarme incendie doit être conforme au Code canadien de l'électricité, Chapitre V (norme CSA C22.1). Les règles principales :

Règle 32-100 : Les circuits d'alarme incendie doivent être installés de manière à ne pas être affectés par les circuits de puissance. Le câblage doit être séparé physiquement ou dans des conduits distincts.
Règle 32-102 : Les conducteurs doivent être de calibre minimal AWG 18 (0,82 mm²) pour les circuits de commande, sauf indication contraire du fabricant.
Règle 32-104 : Les circuits doivent être protégés contre les surintensités ; la protection ne doit pas dépasser 7 A pour les circuits de classe 2.
Règle 32-106 : Les conducteurs doivent être identifiés par une couleur distincte (rouge pour les circuits d'alarme incendie, sauf le neutre et la mise à la terre).

Important : Les circuits d'alarme incendie sont généralement des circuits de classe 2 selon le CCÉ (article 16), ce qui limite la tension à 30 V et la puissance à 100 VA pour les circuits à courant limité. Les circuits de classe 1 (tension supérieure à 30 V) nécessitent un câblage conforme aux règles des circuits de puissance.

1.3 Détecteurs de fumée

Les détecteurs de fumée fonctionnent selon deux principes :

Ionisation : Une chambre d'ionisation contient une petite source radioactive (américium 241). Les particules de fumée perturbent le courant ionique, déclenchant l'alarme. Efficace pour les feux à flamme rapide.
Photoélectrique : Une diode émet un faisceau lumineux ; la fumée diffuse la lumière vers une photodiode. Efficace pour les feux couvants (incandescents).

Exigences d'installation (selon le Code national du bâtiment — CNB, et les normes CSA) :

Les détecteurs de fumée doivent être installés dans chaque chambre à coucher, dans les corridors adjacents et à chaque étage.
Espacement maximal : 9 m entre les détecteurs sur un plafond lisse, et 4,5 m des murs.
Les détecteurs doivent être montés à au moins 100 mm du plafond (sur un mur) ou au plafond, à au moins 500 mm de tout obstacle.

1.4 Détecteurs de chaleur

Les détecteurs de chaleur réagissent à une température fixe (généralement 57 °C ou 88 °C) ou à un taux de montée en température (par exemple 8 °C/min). Ils sont utilisés dans les zones où la fumée est normale (cuisines, garages).

Type thermique fixe : Déclenchement à une température prédéterminée.
Type thermovélocimétrique : Déclenchement si la température augmente plus vite qu'un seuil donné.

1.5 Avertisseurs sonores et visuels

Les avertisseurs doivent produire un niveau sonore d'au moins 75 dB à la tête de lit des chambres à coucher, et 90 dB dans les zones de rassemblement. Les stroboscopes doivent être synchronisés pour éviter l'épilepsie photosensible ; la fréquence de flash doit être de 1 Hz (un flash par seconde) ou 2 Hz selon la norme CSA C22.2 No. 141.

1.6 Alimentation électrique

L'alimentation principale provient du panneau de distribution, sur un circuit dédié. L'alimentation de secours est constituée de batteries :

Capacité : Les batteries doivent fournir l'énergie nécessaire pour 24 heures en mode veille, plus 5 minutes en mode alarme (selon la norme CAN/ULC-S524).
Calcul de la capacité : La capacité (en Ah) se calcule comme suit :

Capacité (Ah) = (Courant de veille × 24 h) + (Courant d'alarme × 0,083 h)

où 0,083 h = 5 minutes / 60.

Exemple : Un système consomme 0,2 A en veille et 1,5 A en alarme. Capacité requise = (0,2 × 24) + (1,5 × 0,083) = 4,8 + 0,125 = 4,925 Ah. On choisira une batterie de 7 Ah (valeur standard) pour une marge de sécurité.

1.7 Mise à la terre et liaison équipotentielle

Le panneau de contrôle doit être mis à la terre conformément à la règle 10-200 du CCÉ. La résistance de la prise de terre ne doit pas dépasser 25 Ω (règle 10-500). Tous les conducteurs de terre doivent être en cuivre et de calibre minimal AWG 14 (2,08 mm²).


2. Systèmes de sécurité

2.1 Types de systèmes

Les systèmes de sécurité comprennent :

Systèmes antivol : détecteurs de mouvement (infrarouge passif — PIR), contacts magnétiques de porte/fenêtre, bris de verre.
Systèmes de contrôle d'accès : lecteurs de cartes, claviers, biométrie.
Systèmes de vidéosurveillance : caméras IP ou analogiques, enregistreurs (DVR/NVR).
Systèmes d'interphone : communication audio/vidéo entre postes.

2.2 Câblage des systèmes de sécurité

Les circuits de sécurité sont généralement de classe 2 (tension ≤ 30 V, puissance ≤ 100 VA). Le câblage doit respecter :

Règle 16-100 : Les conducteurs de classe 2 doivent être séparés des conducteurs de puissance par une barrière ou une gaine.
Règle 16-102 : Les conducteurs de classe 2 ne doivent pas être installés dans le même conduit que des conducteurs de puissance, sauf si la tension des conducteurs de puissance est ≤ 300 V et que les conducteurs de classe 2 sont isolés pour cette tension.
Règle 16-104 : Les transformateurs de classe 2 doivent être conformes à la norme CSA C22.2 No. 66.

Câbles recommandés :

Type de câbleUtilisationCaractéristiques
**Câble à paire torsadée** (Cat 5e, Cat 6)Réseaux, caméras IP, contrôle d'accèsImpédance 100 Ω, bande passante 100 MHz (Cat 5e) à 250 MHz (Cat 6)
**Câble coaxial** (RG-59, RG-6)Caméras analogiquesImpédance 75 Ω
**Câble multiconducteur** (18/2, 22/4)Détecteurs, contacts, claviersConducteurs en cuivre, isolation PVC ou LSZH

2.3 Détecteurs de mouvement (PIR)

Les détecteurs infrarouges passifs détectent le rayonnement infrarouge émis par le corps humain. Ils sont sensibles aux variations de température dans leur champ de vision.

Portée typique : 10 à 15 m, angle de détection de 90° à 110°.
Installation : À une hauteur de 2,1 à 2,4 m, orienté perpendiculairement aux trajectoires probables.
Évitement des fausses alarmes : Ne pas installer près des sources de chaleur (radiateurs, conduits de chauffage), des fenêtres exposées au soleil, ou face à des animaux domestiques.

2.4 Contacts magnétiques

Les contacts magnétiques se composent d'un interrupteur à lames (reed switch) et d'un aimant. Ils sont installés sur les portes et fenêtres.

Espacement : L'aimant doit être à moins de 20 mm de l'interrupteur pour garantir la fermeture du circuit.
Câblage : Deux conducteurs (normalement fermé — NF) ou quatre conducteurs (NF + normalement ouvert — NO).

2.5 Contrôle d'accès

Les systèmes de contrôle d'accès utilisent des lecteurs qui valident une carte, un code ou une donnée biométrique. Le câblage typique :

Lecteur → Contrôleur : Câble à paire torsadée (Cat 5e) pour les données (Wiegand ou RS-485).
Gâche électrique → Contrôleur : Câble 18/2 pour l'alimentation de la gâche (12 V CC ou 24 V CC).
Bouton de sortie → Contrôleur : Câble 22/2 (contact NF).

Tension d'alimentation : Les gâches électriques fonctionnent généralement en 12 V CC ou 24 V CC ; le courant peut atteindre 0,5 A à 1 A selon le modèle.

2.6 Vidéosurveillance

Les caméras IP sont alimentées en Power over Ethernet (PoE) selon la norme IEEE 802.3af (15,4 W) ou IEEE 802.3at (30 W). La distance maximale pour un câble Ethernet est de 100 m (règle de base). Au-delà, il faut utiliser un commutateur intermédiaire ou un convertisseur fibre optique.

Calcul de la perte de puissance PoE : La perte dans le câble Cat 5e est d'environ 0,1 Ω/m (aller-retour). Pour un câble de 50 m et un courant de 0,5 A :

Perte (V) = 2 × 50 m × 0,1 Ω/m × 0,5 A = 5 V

Si la source fournit 48 V, la caméra recevra 43 V, ce qui est acceptable (plage typique : 44 à 57 V). Pour 100 m, la perte serait de 10 V, ce qui peut être marginal.


3. Systèmes de communication

3.1 Interphones et sonorisation

Les systèmes d'interphone et de sonorisation utilisent des circuits de classe 2 ou classe 3 selon la puissance. Les haut-parleurs sont généralement de 8 Ω ou 70,7 V (ligne à tension constante).

Systèmes à tension constante (70,7 V) : Utilisés pour les grandes installations (écoles, hôpitaux). Chaque haut-parleur est équipé d'un transformateur avec prises de puissance (0,5 W, 1 W, 2 W, etc.). L'impédance totale vue par l'amplificateur est calculée comme suit :

P totale = Σ P des haut-parleurs

Z totale = (70,7 V)² / P totale

Exemple : 20 haut-parleurs de 2 W chacun → P totale = 40 W. Z totale = (70,7)² / 40 = 4998 / 40 ≈ 125 Ω. L'amplificateur doit être capable de fournir au moins 40 W sous 70,7 V.

3.2 Réseaux de communication (voix et données)

Le câblage structuré pour les réseaux locaux (LAN) doit respecter la norme TIA/EIA-568 et la norme CSA T568 (équivalent canadien).

CatégorieBande passanteDébit maximalUtilisation typique
**Cat 5e**100 MHz1 GbpsRéseaux existants, téléphonie IP
**Cat 6**250 MHz10 Gbps (55 m)Nouvelles installations
**Cat 6A**500 MHz10 Gbps (100 m)Centres de données, applications critiques

Règles d'installation :

Longueur maximale du câble horizontal : 90 m (entre le panneau de brassage et la prise murale), plus 10 m de cordons de raccordement.
Rayon de courbure minimal : 4 × le diamètre extérieur du câble.
Séparation des câbles de puissance : Au moins 50 mm des circuits de puissance ≤ 300 V, et 300 mm des circuits > 300 V (règle 16-102 du CCÉ).
Les câbles doivent être fixés tous les 1,5 m maximum.

3.3 Fibre optique

La fibre optique est utilisée pour les liaisons à haut débit et les longues distances. Deux types principaux :

Fibre monomode : Noyau de 9 µm, utilisée pour les distances > 2 km, longueur d'onde 1310 nm ou 1550 nm.
Fibre multimode : Noyau de 50 µm ou 62,5 µm, utilisée pour les distances < 2 km, longueur d'onde 850 nm ou 1300 nm.

Règles d'installation (CCÉ, règle 60-300) :

Les câbles à fibres optiques doivent être identifiés et séparés des conducteurs de puissance.
Rayon de courbure minimal : 10 × le diamètre extérieur en pose, 15 × en tirage.
Les connexions doivent être réalisées dans des boîtes de jonction ou des panneaux de brassage accessibles.

3.4 Antennes et systèmes de distribution

Les systèmes d'antennes distribuées (DAS) et les amplificateurs de signaux cellulaires doivent être installés conformément à la norme CSA B149.1 (Code sur le gaz naturel et le propane) uniquement si des générateurs au gaz sont utilisés. Pour les aspects électriques, la règle 60-400 du CCÉ s'applique aux mâts et supports d'antennes : ils doivent être mis à la terre avec un conducteur de calibre minimal AWG 6 (13,3 mm²) en cuivre.


4. Procédures d'installation et de mise en service

4.1 Vérification préalable

Avant toute installation :

110.Consulter les plans et devis pour identifier les emplacements exacts.
111.Vérifier la conformité des matériaux aux normes (marquage CSA, ULC).
112.Couper l'alimentation électrique des circuits existants avant de travailler (procédure de cadenassage — règle 2-004 du CCÉ).

4.2 Installation du câblage

Tirer les câbles sans dépasser la tension de traction maximale (généralement 25 lbf ou 111 N pour les câbles de classe 2).
Utiliser des conduits ou des chemins de câbles conformes pour la séparation des circuits.
Laisser une boucle de service de 300 mm à chaque extrémité pour faciliter les connexions.

4.3 Connexions et terminaisons

Dénuder les conducteurs sur 6 à 8 mm (selon le type de borne).
Serrer les vis de bornes au couple recommandé (généralement 0,5 à 0,8 N·m).
Vérifier la polarité pour les circuits à courant continu (12 V CC, 24 V CC).
Étiqueter chaque conducteur et chaque dispositif selon le plan.

4.4 Mise sous tension et tests

123.Test de continuité : Vérifier chaque circuit avec un ohmmètre (résistance attendue : < 1 Ω pour les boucles courtes).
124.Test d'isolement : Mesurer la résistance d'isolement entre conducteurs et entre conducteurs et terre. La valeur minimale est de 1 MΩ (règle 32-110 du CCÉ pour les circuits d'alarme incendie).
125.Test de fonctionnement : Déclencher chaque détecteur, vérifier l'activation des avertisseurs et la transmission du signal.
126.Test de la batterie de secours : Simuler une panne de secteur et vérifier que le système fonctionne pendant au moins 5 minutes en alarme.

4.5 Documentation

Remplir le rapport de mise en service (certificat de vérification).
Fournir les schémas unifilaires et les plans d'emplacement.
Noter les résultats des tests (tensions, courants, résistances).

5. Calculs et formules essentielles

ParamètreFormuleExemple
**Capacité de batterie**(I_veille × 24 h) + (I_alarme × 0,083 h)(0,2 × 24) + (1,5 × 0,083) = 4,925 Ah
**Impédance d'une ligne 70,7 V**(70,7)² / P_totale(70,7)² / 40 = 125 Ω
**Perte de tension dans un câble**2 × L × R_linéaire × I2 × 50 × 0,1 × 0,5 = 5 V
**Résistance d'un conducteur**ρ × L / ACuivre : ρ = 0,0172 Ω·mm²/m
**Chute de tension (%)**(ΔV / V_nominal) × 100(5 / 48) × 100 = 10,4 %

Chute de tension maximale : Pour les circuits de classe 2, la chute de tension ne doit pas dépasser 10 % de la tension nominale (règle 8-200 du CCÉ pour les circuits d'utilisation).


6. Normes et codes applicables

NormeApplication
**Code canadien de l'électricité, Chapitre V (CSA C22.1)**Installation électrique, règles 16, 32, 60
**CAN/ULC-S524**Installation des systèmes d'alarme incendie
**CAN/ULC-S527**Panneaux de contrôle d'alarme incendie
**CSA C22.2 No. 141**Avertisseurs sonores et visuels
**CSA C22.2 No. 66**Transformateurs de classe 2
**TIA/EIA-568**Câblage structuré (réseaux)
**CSA B149.1**Gaz naturel et propane (si applicable)

Pièges à éviter

140.Confondre les circuits de classe 1 et de classe 2 : Les circuits de classe 2 sont limités à 30 V et 100 VA ; au-delà, les règles des circuits de puissance s'appliquent (conduits, calibres, protections).
141.Oublier la séparation des câbles : Les câbles de classe 2 ne peuvent pas être dans le même conduit que les conducteurs de puissance, sauf conditions spécifiques (règle 16-102).
142.Négliger le calcul de la batterie de secours : La capacité doit couvrir 24 h en veille + 5 min en alarme ; un calcul erroné peut entraîner une défaillance du système.
143.Utiliser un calibre de conducteur inadéquat : Le calibre minimal pour les circuits d'alarme incendie est AWG 18 ; pour les circuits de puissance, il est AWG 14.
144.Ignorer la chute de tension : Une chute de tension excessive (> 10 %) peut empêcher le fonctionnement des dispositifs, surtout en fin de ligne.
145.Mal positionner les détecteurs : Un détecteur de fumée à moins de 500 mm d'un mur ou d'un obstacle peut ne pas détecter correctement.
146.Ne pas synchroniser les stroboscopes : Les flashs non synchronisés peuvent provoquer des crises d'épilepsie ; la norme exige une synchronisation à 1 Hz ou 2 Hz.
147.Oublier la mise à la terre du panneau : Le panneau de contrôle doit être mis à la terre avec un conducteur de calibre minimal AWG 14, et la résistance de terre doit être ≤ 25 Ω.
148.Confondre les couleurs des conducteurs : Le rouge est réservé aux circuits d'alarme incendie ; le blanc est le neutre ; le vert ou le dénudé est la terre.
149.Ne pas documenter les tests : L'examen Sceau rouge exige de connaître les procédures de vérification et les valeurs de référence (1 MΩ d'isolement, 75 dB sonore, etc.).

Résumé

Les systèmes d'alarme incendie, de sécurité et de communication sont des circuits de classe 1, 2 ou 3 ; la classe détermine les règles de câblage et de protection.
Le CCÉ, Chapitre V (règles 16, 32, 60) et les normes CAN/ULC-S524 et CSA C22.2 encadrent l'installation.
Les détecteurs de fumée (ionisation, photoélectrique) et de chaleur (fixe, thermovélocimétrique) doivent être positionnés selon des espacements précis (9 m max entre détecteurs, 500 mm des obstacles).
La batterie de secours doit fournir 24 h en veille + 5 min en alarme ; le calcul de capacité est essentiel.
Les systèmes de sécurité utilisent des circuits de classe 2 ; les caméras IP utilisent le PoE (distance max 100 m).
Les systèmes de sonorisation à 70,7 V permettent de calculer l'impédance totale via la formule Z = (70,7)² / P_totale.
Les tests de mise en service incluent la continuité (< 1 Ω), l'isolement (> 1 MΩ) et le fonctionnement des dispositifs.
La chute de tension maximale est de 10 % pour les circuits de classe 2 (règle 8-200).
La documentation complète (schémas, rapports de tests) est obligatoire.

Conseils pour l'examen

Mémorisez les valeurs clés : 75 dB (sonore), 1 Hz (stroboscope), 24 h + 5 min (batterie), 1 MΩ (isolement), 25 Ω (terre), 10 % (chute de tension).
Pratiquez les calculs : Capacité de batterie, impédance 70,7 V, chute de tension, calibre des conducteurs.
Relisez les règles 16, 32 et 60 du CCÉ : Les questions portent souvent sur la séparation des circuits, les calibres minimaux et les couleurs des conducteurs.
Visualisez les schémas : Sachez identifier un circuit conventionnel vs adressable, et les composants d'un système d'alarme incendie.
Répondez en termes de normes nationales : Ne citez jamais de réglementation provinciale ; référez-vous au CCÉ et aux normes CSA/ULC.

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