Chapitre II

Lecture de plans et dessins structuraux

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Lecture de plans et dessins structuraux

Introduction

La lecture de plans et de dessins structuraux constitue le fondement même du métier de ferronnier (ferblantier-ajusteur). Avant de couper, percer, assembler ou ériger une seule pièce d’acier, vous devez être capable de transformer une représentation graphique en une réalité physique tridimensionnelle. Pour l’examen Sceau rouge, cette compétence est évaluée de manière rigoureuse : on vous demandera d’interpréter des symboles de soudure, de calculer des longueurs de dépliage, de repérer des élévations et de comprendre les conventions propres aux dessins d’atelier et de chantier.

Ce chapitre couvre l’ensemble des notions essentielles : les types de dessins, les échelles, les lignes conventionnelles, les symboles de soudure selon la norme CSA W59, les vues orthographiques et isométriques, les tolérances dimensionnelles, ainsi que les pièges classiques qui font échouer les candidats.

Les types de dessins dans l’industrie de la construction métallique

Dessins d’ensemble (plans généraux)

Le dessin d’ensemble (ou plan général) montre la structure complète dans son contexte. Il indique la disposition des colonnes, des poutres, des contreventements et des planchers. On y trouve les axes de référence (repères de positionnement), les cotes principales et les notes générales. Ce type de dessin sert à comprendre la logique globale de la structure, mais il ne contient pas les détails de fabrication.

Dessins d’atelier

Les dessins d’atelier sont préparés par le fabricant (souvent appelé « détaillant »). Ils montrent chaque pièce individuelle avec toutes les dimensions nécessaires à sa fabrication : longueurs, angles, positions des trous, types de soudures, etc. Chaque pièce reçoit un numéro d’identification unique (par exemple, « B-101 » pour une poutre, « C-205 » pour une colonne). Ces numéros sont reportés sur les plans de montage pour permettre l’assemblage sur le chantier.

Dessins de montage (plans d’érection)

Les dessins de montage indiquent comment les pièces fabriquées doivent être assemblées sur le chantier. Ils montrent l’ordre d’érection, les connexions sur site (boulonnées ou soudées), les contreventements temporaires et les tolérances d’alignement. Le ferronnier utilise ces plans pour positionner les éléments avec précision, souvent à l’aide d’un théodolite ou d’un niveau laser.

Tableau des types de dessins

Type de dessinObjectif principalUtilisateur principalContenu typique
Plan d’ensembleVue globale de la structureIngénieur, chargé de projetAxes, cotes générales, notes
Dessin d’atelierFabrication des piècesFerronnier d’atelierDimensions complètes, trous, soudures
Dessin de montageAssemblage sur siteFerronnier de chantierNuméros de pièces, séquence, connexions
Plan de fondationImplantation des ancragesFerronnier, géomètrePositions des tiges d’ancrage, élévations

Échelles et mesure sur les plans

Échelles courantes

Les dessins structuraux sont rarement à l’échelle réelle (1:1). Les échelles les plus fréquentes sont :

1:5 et 1:10 pour les détails de connexions et les assemblages complexes.
1:20 et 1:50 pour les dessins d’atelier de pièces individuelles.
1:100 et 1:200 pour les plans d’ensemble et les élévations.

Règle d’or : ne mesurez jamais directement sur un plan avec une règle graduée pour en déduire une dimension de fabrication. Les dessins peuvent être réduits ou agrandis lors de l’impression. Utilisez toujours les cotes écrites (chiffres) plutôt que la mesure graphique. Si une cote manque, consultez le détaillant ou l’ingénieur — ne devinez jamais.

Lecture des cotes

Les cotes sur les dessins d’atelier sont exprimées en millimètres (mm) dans le système métrique. Les tolérances standard sont généralement :

Longueurs de coupe : ± 3 mm
Positions de trous : ± 1,5 mm
Angles : ± 1°
Élévations de chantier : ± 5 mm

Ces valeurs peuvent varier selon les spécifications du projet. Vérifiez toujours les notes générales du plan.

Les lignes conventionnelles

La compréhension des types de lignes est essentielle pour ne pas confondre une arête visible avec une arête cachée, ou un axe de symétrie avec une ligne de cote.

Type de ligneApparenceSignification
Ligne continue forteTrait épaisArête visible, contour de la pièce
Ligne continue fineTrait minceLigne de cote, ligne d’attache, hachures
Ligne interrompue (tirets)Trait fin avec tiretsArête cachée (non visible dans la vue)
Ligne mixte fine (pointillé-tiret)Trait fin avec alternanceAxe de symétrie, axe de centre, trajectoire
Ligne mixte forte (pointillé-tiret épais)Trait épais avec alternanceSurface à traiter (ex. surface à usiner)
Ligne de coupeTrait épais avec flèchesPlan de coupe pour une vue en section

Piège fréquent : sur les dessins d’atelier, les arêtes cachées sont souvent omises pour simplifier la lecture. Si vous ne voyez pas une ligne interrompue, cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas d’élément derrière — cela peut être une convention de simplification.

Les vues orthographiques

Principe de projection orthogonale

La projection orthogonale (ou projection à vues multiples) représente un objet par plusieurs vues planes perpendiculaires entre elles. Le système utilisé au Canada est la projection du troisième dièdre (méthode américaine), où la vue de face est au centre, la vue de droite est à droite, la vue de dessus est au-dessus, etc.

Les trois vues principales sont :

36.Vue de face (élévation avant)
37.Vue de dessus (plan)
38.Vue de droite (profil)

Pour un ferronnier, la capacité de passer mentalement d’une vue à l’autre est cruciale. Par exemple, une poutre en I vue de face apparaît comme un rectangle vertical ; vue de dessus, elle apparaît comme un rectangle horizontal avec les ailes visibles ; vue de profil, elle montre la forme en I.

Correspondance entre les vues

Les vues sont alignées selon des lignes de rappel. Une dimension mesurée sur la vue de face correspond à la même dimension sur la vue de dessus (largeur) ou sur la vue de droite (hauteur). Cette correspondance permet de vérifier la cohérence des cotes.

Les vues isométriques

La vue isométrique est une représentation tridimensionnelle où les trois axes (X, Y, Z) font des angles égaux de 120° entre eux. Elle est utilisée pour clarifier des assemblages complexes, notamment les connexions de contreventement ou les nœuds de charpente.

Sur un dessin isométrique, les dimensions ne sont pas à l’échelle dans le sens strict, mais les proportions relatives sont conservées. Utilisez cette vue pour comprendre la géométrie, mais revenez toujours aux vues orthographiques pour les cotes exactes.

Les symboles de soudure selon la norme CSA W59

La norme CSA W59 (Règles de soudage des structures en acier) régit les symboles de soudure utilisés au Canada. Ces symboles sont normalisés selon la norme AWS A2.4 (Symboles normalisés pour le soudage, le brasage et l’examen non destructif).

Structure de base d’un symbole de soudure

Le symbole de soudure comprend :

La ligne de référence (ligne horizontale)
La flèche (pointe vers le joint)
Le corps du symbole (indique le type de soudure)
Les dimensions (taille, longueur, pas)
Les symboles supplémentaires (finitions, procédés, etc.)

Position de la flèche et signification

Si le symbole de soudure est placé sous la ligne de référence, la soudure se trouve du même côté que la flèche (côté flèche). S’il est placé au-dessus de la ligne de référence, la soudure se trouve du côté opposé à la flèche (côté opposé).

Erreur classique : inverser la signification du dessus et du dessous de la ligne de référence. Retenez : le symbole est toujours dessiné du côté de la ligne de référence qui correspond au côté de la soudure par rapport à la flèche.

Types de soudures courants

SymboleNomUtilisation typique
Triangle rectangleSoudure d’angle (filet)Connexions de poutres, goussets
Demi-cercleSoudure en gorge (rainure)Joints bout à bout, pleine pénétration
U ou VSoudure en V ou en UPlaques épaisses, pleine pénétration
CarréSoudure en I (carré)Plaques minces, pénétration partielle
Point (cercle)Soudure par pointsTôles minces, assemblages légers

Dimensions de soudure

La taille d’une soudure d’angle est exprimée par la longueur de la jambe (leg) en millimètres. Par exemple, une soudure d’angle de 8 mm signifie que chaque jambe du triangle mesure 8 mm. La longueur de la soudure est indiquée à droite du symbole. Si un pas est requis (soudure par intervalles), la longueur et le pas sont indiqués comme suit : 50-100 (50 mm de soudure tous les 100 mm).

Exemple : Un symbole de soudure d’angle avec « 8 » sous la ligne de référence et « 100-200 » à droite signifie : soudure d’angle de 8 mm de jambe, du côté flèche, de 100 mm de longueur, espacée de 200 mm (centre à centre).

Soudure sur chantier vs atelier

Les symboles de soudure peuvent être accompagnés d’un drapeau à la jonction de la flèche et de la ligne de référence. Ce drapeau indique une soudure sur chantier (sur site). L’absence de drapeau signifie que la soudure est réalisée en atelier. Cette distinction est cruciale pour la planification du travail.

Les symboles de boulonnage

Les connexions boulonnées sont représentées par des symboles spécifiques :

Cercle plein : trou boulonné (boulon installé)
Cercle vide : trou non boulonné (trou seulement)
Cercle avec croix : trou taraudé (fileté)
Cercle avec ligne horizontale : trou agrandi (oversized)

Les boulons sont désignés par leur diamètre et leur qualité. Les qualités courantes sont :

A325 (boulon à haute résistance, ASTM A325)
A490 (boulon à très haute résistance, ASTM A490)
Grade 2 et Grade 5 (boulons ordinaires)

Sur les plans, un boulon A325 de 3/4" (19 mm) sera noté « 3/4" A325 » ou « 19φ A325 ». Les trous sont généralement de 2 mm plus grands que le diamètre du boulon (trou standard).

Les élévations et les niveaux

Les élévations (ou niveaux) indiquent la hauteur d’un élément par rapport à un point de référence, généralement le niveau fini du plancher (noté ±0,00) ou le niveau de la mer. Sur les plans structuraux, les élévations sont exprimées en mètres avec trois décimales (ex. : 12,450 m).

Les symboles d’élévation comprennent :

Triangle plein : niveau fini (dessus de la dalle, dessus de poutre)
Triangle vide : niveau brut (dessus de coffrage, dessus d’acier)
Carré avec croix : niveau de référence (benchmark)

Point critique : vérifiez toujours si l’élévation indiquée correspond au dessus ou au dessous de l’élément. Pour une poutre, l’élévation peut être donnée au niveau de la face supérieure (top of steel) ou au niveau de l’axe neutre. Une confusion ici entraîne des erreurs d’assemblage coûteuses.

Les tolérances et les ajustements

Tolérances de fabrication

La norme CSA S16 (Règles de calcul des charpentes en acier) et la norme CSA W59 définissent les tolérances admissibles. Les tolérances de fabrication courantes sont :

ParamètreTolérance
Longueur totale d’une poutre± 3 mm
Équerrage (carrure)± 2 mm sur 1000 mm
Position des trous± 1,5 mm
Diamètre des trous+ 1,5 mm / - 0 mm
Planéité (défaut de rectitude)L/1000 (max 6 mm)
Angle de coupe± 1°

Tolérances d’érection

Sur le chantier, les tolérances d’alignement sont plus généreuses :

Alignement vertical des colonnes : ± 10 mm par étage
Alignement horizontal des poutres : ± 5 mm
Différence de niveau entre deux poutres adjacentes : ± 5 mm

Ces tolérances sont cumulatives — il faut surveiller l’accumulation des écarts sur plusieurs étages.

Les notes générales et les spécifications

Chaque plan contient des notes générales qui s’appliquent à l’ensemble du projet. Ces notes peuvent inclure :

Les normes de référence (CSA S16, CSA W59, ASTM)
Les spécifications des matériaux (acier A992, A36, etc.)
Les exigences de soudage (qualifications des soudeurs, procédés)
Les exigences de boulonnage (couple de serrage, méthode de serrage)
Les traitements de surface (apprêt, peinture, galvanisation)

Conseil d’examen : lisez toujours les notes générales avant de répondre à une question sur un plan. Souvent, la réponse à une question apparemment ambiguë se trouve dans ces notes.

Les calculs de dépliage

Le dépliage (ou développement) est le calcul de la longueur de matériau nécessaire pour fabriquer une pièce pliée. Pour un pli à 90°, la longueur développée est calculée en utilisant le facteur de pliage (bend allowance).

Formule de base pour un pli à 90°

Pour une tôle d’épaisseur t et un rayon de pliage intérieur r, la longueur développée L pour un pli à 90° est :

L = (π/2) × (r + k × t)

k est le facteur de neutralisation (généralement 0,33 pour l’acier doux, 0,4 pour l’aluminium).

Exemple : Pour une tôle d’acier de 6 mm d’épaisseur, pliée à 90° avec un rayon intérieur de 10 mm :

L = (π/2) × (10 + 0,33 × 6) = 1,5708 × (10 + 1,98) = 1,5708 × 11,98 = 18,82 mm

La longueur développée totale de la pièce est la somme des longueurs droites plus la longueur de pliage pour chaque pli.

Cas des plis multiples

Pour une pièce avec plusieurs plis, additionnez les longueurs droites et les longueurs de pliage. Attention aux déductions de pliage (bend deduction) qui peuvent être utilisées dans certaines méthodes de calcul. La méthode exacte dépend des tables du fabricant et du type de pliage (air bending, bottoming, coining).

Les calculs de longueur de poutre

Pour calculer la longueur d’une poutre entre deux colonnes, vous devez tenir compte :

113.De la distance entre les axes des colonnes (cote au plan)
114.De la largeur des colonnes (ou des goussets)
115.Des tolérances de montage (jeu de pose)

Formule : Longueur de poutre = distance entre axes − (largeur colonne 1 / 2) − (largeur colonne 2 / 2) − jeu de pose

Exemple : Distance entre axes = 8000 mm, colonnes HSS 200×200, jeu de pose = 10 mm.

Longueur = 8000 − 100 − 100 − 10 = 7790 mm

Les symboles de repérage des pièces

Chaque pièce de la structure porte un repère (mark number) unique. Le système de repérage suit généralement une convention :

C : Colonne (C-101, C-102, etc.)
B : Poutre (B-201, B-202, etc.)
G : Poutre de roulement (Girder)
K : Contreventement (K-301, etc.)
PL : Plaque (PL-401, etc.)
H : Poutre en H (H-501, etc.)

Le repère est indiqué sur le dessin d’atelier et reporté sur le dessin de montage. Sur le chantier, chaque pièce est identifiée par une étiquette ou une peinture. Vérifiez toujours le repère avant d’ériger une pièce.

Les plans de fondation et les tiges d’ancrage

Les plans de fondation montrent la position des tiges d’ancrage (anchor bolts) qui relient la structure en acier aux fondations en béton. Les informations critiques sont :

La position exacte des tiges (coordonnées X et Y)
Le diamètre et la longueur des tiges
La hauteur de saillie au-dessus du béton
Le type de filetage et la qualité de l’acier

Tolérance d’implantation : les tiges d’ancrage sont généralement positionnées avec une tolérance de ± 3 mm. Si les tiges sont mal positionnées, le ferronnier doit signaler le problème avant de percer des trous supplémentaires dans les plaques d’assise.

Les dessins de détail : les connexions

Les connexions (assemblages) sont les points critiques de la structure. Les types de connexions courants sont :

Connexion simple (cisaillement) : poutre sur colonne par l’intermédiaire d’une cornière ou d’une plaque
Connexion rigide (moment) : poutre encastrée dans la colonne, transmettant des moments
Connexion de contreventement : diagonales reliées par des goussets

Sur les dessins de détail, chaque connexion est représentée avec ses dimensions exactes, le nombre et la position des boulons, et les soudures requises. Le ferronnier doit vérifier que les trous des pièces correspondent aux trous des pièces adjacentes avant l’érection.

Les abréviations courantes

Voici les abréviations les plus fréquentes sur les plans structuraux :

AbréviationSignification
CLLigne de centre (centerline)
ELÉlévation
TOPDessus (top)
BOTDessous (bottom)
FLGAile (flange)
WEBÂme (web)
STIFFRaidisseur (stiffener)
GUSGousset (gusset)
PLPlaque
HSSProfil creux structural (hollow structural section)
WPoutre en I à larges ailes (wide flange)
SPoutre en I standard (American standard beam)
CCornière (channel)
LCornière (angle)
TTé (tee)
φDiamètre
ØDiamètre (variante)
NTSPas à l’échelle (not to scale)
TYPTypique (s’applique partout)
CLRJeu (clearance)

Les erreurs de lecture les plus fréquentes

Confusion entre les vues

Une erreur classique consiste à interpréter la vue de dessus comme si elle représentait la vue de face. Sur un plan d’ensemble, la vue de dessus montre la disposition horizontale des éléments ; la vue de face (élévation) montre les hauteurs. Prenez le temps d’identifier le type de vue avant de lire les cotes.

Mauvaise interprétation des symboles de soudure

Le symbole de soudure d’angle (triangle) est souvent confondu avec le symbole de soudure en gorge (demi-cercle). Retenez : le triangle représente une soudure d’angle (filet), le demi-cercle représente une soudure en gorge (rainure). La position du symbole par rapport à la ligne de référence détermine le côté de la soudure.

Négliger les notes générales

Les notes générales contiennent des informations essentielles comme les spécifications des matériaux et les tolérances. Ne les ignorez jamais. Sur l’examen, une question peut porter sur une note spécifique d’un plan fourni.

Mesurer directement sur le plan

Ne mesurez jamais avec une règle sur un plan pour obtenir une dimension. Les plans sont souvent réduits ou agrandis. Utilisez toujours les cotes écrites.

Pièges à éviter

154.Confondre le côté flèche et le côté opposé dans les symboles de soudure. Le symbole sous la ligne de référence = côté flèche ; au-dessus = côté opposé.
155.Oublier le drapeau de soudure sur chantier. Un drapeau à la base de la flèche indique une soudure réalisée sur le chantier, pas en atelier.
156.Ignorer les tolérances cumulatives. Sur plusieurs étages, les écarts s’additionnent. Vérifiez l’alignement à chaque niveau.
157.Utiliser la mauvaise échelle. Vérifiez toujours l’échelle indiquée dans le cartouche du plan avant d’interpréter une dimension graphique.
158.Confondre les repères de pièces. Les repères C (colonne) et B (poutre) sont similaires ; une inversion peut entraîner l’érection d’une mauvaise pièce.
159.Négliger les élévations. Une élévation au-dessus ou au-dessous de l’élément change complètement l’assemblage.
160.Ne pas vérifier les trous. Les trous agrandis (oversized) et les trous taraudés ont des symboles différents ; les confondre peut rendre une connexion impossible.
161.Oublier le jeu de pose. Les poutres sont plus courtes que la distance entre axes pour permettre l’insertion. Ne calculez jamais une longueur sans jeu.

Résumé

Les dessins d’atelier donnent les dimensions exactes de fabrication ; les dessins de montage indiquent l’assemblage sur le chantier.
Utilisez toujours les cotes écrites plutôt que les mesures graphiques.
Les vues orthographiques (projection du troisième dièdre) sont la base de la lecture des plans ; les vues isométriques aident à comprendre la géométrie.
Les symboles de soudure suivent la norme CSA W59 : position du symbole par rapport à la ligne de référence = côté de la soudure ; drapeau = soudure sur chantier.
Les tolérances de fabrication sont de ± 3 mm pour les longueurs et ± 1,5 mm pour les trous ; les tolérances d’érection sont plus larges.
Les élévations sont exprimées en mètres avec trois décimales ; vérifiez toujours si elles se rapportent au dessus ou au dessous de l’élément.
Les notes générales du plan priment sur toute autre information ; lisez-les systématiquement.
Les repères de pièces (C, B, G, K, PL) sont uniques et doivent être vérifiés avant l’érection.
Les calculs de dépliage utilisent le facteur de pliage k (0,33 pour l’acier doux) et la formule L = (π/2) × (r + k × t) pour un pli à 90°.

Conseils finaux pour l’examen

Entraînez-vous à lire des plans réels d’atelier et de montage. La familiarité avec les conventions est la clé.
Pour chaque question sur un plan, identifiez d’abord le type de vue, puis l’échelle, puis les notes générales.
Si une dimension semble incohérente, vérifiez les tolérances et les jeux avant de conclure à une erreur.
Les questions de soudure portent souvent sur la position du symbole et la signification des dimensions. Maîtrisez parfaitement la structure de base du symbole.
Les calculs de longueur de poutre et de dépliage sont fréquents. Refaites les exercices jusqu’à ce que les formules soient automatiques.

La lecture de plans est une compétence qui se développe par la pratique. Sur l’examen Sceau rouge, les questions sur ce sujet sont conçues pour tester votre capacité à appliquer les conventions dans des situations réalistes. Restez méthodique, vérifiez chaque détail, et ne laissez aucune ambiguïté non résolue.

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