Chapitre II

Systèmes et composants de la grue mobile

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Systèmes et composants de la grue mobile

Introduction au chapitre

Ce chapitre couvre l'ensemble des systèmes mécaniques, hydrauliques, électriques et de sécurité que vous devez maîtriser pour l'examen Sceau rouge. En tant que grutier mobile, votre capacité à diagnostiquer, opérer et entretenir ces systèmes détermine non seulement votre efficacité, mais surtout votre sécurité et celle de votre équipe. L'examen interprovincial teste votre compréhension des principes fondamentaux, des normes canadiennes et des procédures d'exploitation sécuritaires. Ce chapitre est structuré pour suivre la progression logique des systèmes, de la structure porteuse aux dispositifs de limitation de charge.


Structure portante et châssis

Châssis et stabilisateurs

Stabilisateurs et stabilité — déploiement et chemin de charge Stabilisateurs et stabilité — déploiement et chemin de charge Vue latérale — stabilisateurs déployés replié déploiement sol CHARGE (load) CG Zone de stabilité — chemin de charge Zone de stabilité chemin de charge point de basculement point de basculement Vérin hydraulique — coupe simplifiée côté tige côté fond pression huile hydraulique (hydraulic oil) Facteurs de stabilité — bonnes pratiques Vérifier la portance du sol (bearing capacity) Utiliser des plaques de répartition (cribbing) Déployer les stabilisateurs avant de lever Garder la charge près du châssis Respecter les limites du fabricant

Le châssis de la grue mobile supporte l'ensemble de la superstructure et transmet les charges au sol. Il existe deux configurations principales : le châssis sur pneus (porteur) et le châssis sur chenilles. Le choix entre ces configurations dépend de la portance du sol, de la mobilité requise et de la capacité de levage.

Les stabilisateurs (outriggers) sont des dispositifs hydrauliques qui élargissent l'empreinte au sol de la grue et la mettent de niveau. Ils sont essentiels pour la stabilité, car ils augmentent le moment de renversement admissible. Les types courants comprennent :

Stabilisateurs à déploiement horizontal et vertical (type H)
Stabilisateurs à déploiement en X (type X)
Stabilisateurs à déploiement en A (type A)

Calcul de la portance au sol : La pression exercée par un stabilisateur se calcule comme suit :

P = F / A

Où P est la pression (kPa ou psi), F est la force verticale (N ou lb) et A est la surface de contact du patin ou de la cale (m² ou po²). La norme exige que la pression au sol ne dépasse pas la capacité portante admissible du sol. Par exemple, un sol argileux mou peut supporter environ 50 kPa, tandis qu'un sol rocheux peut supporter plus de 500 kPa.

> Règle pratique : Utilisez toujours des cales en bois ou des plaques de répartition sous les stabilisateurs lorsque vous travaillez sur un sol meuble. La surface de la cale doit être suffisante pour réduire la pression sous la limite de portance du sol.

Contrepoids

Le contrepoids est une masse fixée à l'arrière de la superstructure qui contrebalance le moment de charge. Il peut être fixe ou amovible. Le moment de renversement est le produit de la charge et de sa distance au point de pivotement. Le contrepoids crée un moment opposé qui stabilise la grue.

La formule du moment est :

M = F × d

Où M est le moment (N·m ou lb·pi), F est la force (N ou lb) et d est la distance perpendiculaire (m ou pi). Pour une grue en équilibre, la somme des moments autour du point de renversement doit être nulle.

Tableau comparatif des configurations de contrepoids

Type de contrepoidsAvantagesInconvénientsUsage typique
FixeSimple, toujours en placeRéduit la capacité de transportPetites grues sur porteur
Amovible (à lames)Capacité ajustableTemps d'installationGrues hydrauliques de 50 t et plus
À contrepoids hydrauliqueAjustement rapideComplexité mécaniqueGrues tout-terrain

Système hydraulique

Principes fondamentaux

Le système hydraulique est le cœur de la grue mobile moderne. Il convertit l'énergie mécanique du moteur en énergie hydraulique, puis en énergie mécanique aux vérins et moteurs hydrauliques. La loi de Pascal stipule que la pression appliquée à un fluide confiné est transmise uniformément dans toutes les directions. Cette loi est à la base du fonctionnement des vérins hydrauliques.

La pression hydraulique se mesure en kilopascals (kPa) ou en livres par pouce carré (psi). La relation entre la force, la pression et la surface est :

F = P × A

Où F est la force (N), P est la pression (Pa) et A est la surface du piston (m²). Par exemple, un vérin avec un piston de 0,1 m² et une pression de 20 000 kPa (20 MPa) génère une force de 2 000 kN.

Composants du circuit hydraulique

Pompes hydrauliques : Elles transforment l'énergie mécanique en énergie hydraulique. Les types courants sont les pompes à engrenages, à palettes et à pistons. Les pompes à pistons axiaux sont les plus efficaces pour les grues de grande capacité.

Vérins hydrauliques : Ils transforment l'énergie hydraulique en mouvement linéaire. Ils sont utilisés pour les stabilisateurs, la flèche télescopique et le relevage de la flèche.

Moteurs hydrauliques : Ils transforment l'énergie hydraulique en mouvement rotatif. Ils actionnent le treuil, la rotation et parfois la translation.

Vannes de contrôle : Elles dirigent le débit hydraulique vers les différents actionneurs. Les vannes directionnelles à tiroir sont les plus courantes.

Vannes de sécurité : Elles protègent le système contre les surpressions. La vanne de surpression (relief valve) limite la pression maximale du circuit. Les vannes de retenue pilotées (counterbalance valves) empêchent la chute d'une charge en cas de défaillance d'une conduite.

Entretien et diagnostic

Le fluide hydraulique doit être maintenu propre et à la bonne température. La contamination par l'eau ou les particules est la cause principale des pannes hydrauliques. Les vérifications quotidiennes comprennent :

Niveau du fluide hydraulique
Température de fonctionnement (idéalement entre 30 °C et 60 °C)
Présence de fuites aux raccords et aux joints
Bruits anormaux des pompes (cavitation)

Cavitation : Phénomène où des bulles de vapeur se forment dans le fluide à l'aspiration de la pompe, puis implosent à la refoulement. Elle cause une usure prématurée et un bruit caractéristique. Elle est causée par une aspiration obstruée, un fluide trop visqueux ou une pompe trop rapide.

> Piège d'examen : On vous demandera souvent d'identifier la cause d'une perte de puissance hydraulique. Les causes les plus fréquentes sont : niveau de fluide bas, filtre obstrué, vanne de surpression réglée trop bas, ou pompe usée. Vérifiez toujours le niveau et les filtres avant de remplacer une pompe.


Flèche et équipement de levage

Types de flèches

La flèche télescopique est la plus courante sur les grues hydrauliques. Elle est composée de sections emboîtées qui s'étendent hydrauliquement. La capacité de levage diminue à mesure que la flèche s'étend, car le moment de renversement augmente.

La flèche à treillis (lattice boom) est utilisée sur les grues à câble et les grandes grues sur chenilles. Elle est assemblée en sections et offre un meilleur rapport résistance/poids que la flèche télescopique, mais nécessite un temps d'assemblage.

La flèche articulée (fly jib) est une extension fixée à l'extrémité de la flèche principale pour augmenter la hauteur de levage ou la portée.

Angles et portées

L'angle de la flèche est l'angle entre la flèche et l'horizontale. Il est mesuré à l'aide d'un inclinomètre ou d'un indicateur d'angle. La portée (radius) est la distance horizontale entre l'axe de rotation de la grue et le centre de gravité de la charge.

La relation entre la hauteur de levage et la portée est donnée par la trigonométrie :

H = L × sin(θ)

R = L × cos(θ)

Où H est la hauteur (m), L est la longueur de la flèche (m), θ est l'angle de la flèche (degrés) et R est la portée (m).

Exemple : Une flèche de 30 m à un angle de 60 ° donne une hauteur de 30 × sin(60 °) = 30 × 0,866 = 25,98 m et une portée de 30 × cos(60 °) = 30 × 0,5 = 15 m.

Câbles et poulies

Le câble de levage est un élément critique. Les câbles sont classés par leur construction (par exemple, 6 × 19, 6 × 37) qui indique le nombre de torons et de fils par toron. Le câble doit être inspecté régulièrement pour détecter :

Fils cassés
Corrosion
Déformation (cage d'oiseau, boucle)
Usure excessive (réduction de diamètre)

La limite d'élimination d'un câble est atteinte lorsque le nombre de fils cassés sur une longueur donnée dépasse les valeurs de la norme. Par exemple, pour un câble 6 × 19, l'élimination est requise si 6 fils cassés sont visibles sur une longueur de 6 diamètres de câble, ou 3 fils cassés dans un même toron.

Mouflage : Le nombre de brins de câble qui supportent la charge. Le mouflage simple (1 brin) est utilisé pour les charges légères. Le mouflage multiple (2, 4, 6 brins ou plus) réduit la tension dans chaque brin mais réduit la vitesse de levage. La tension dans chaque brin est :

T = W / (n × η)

Où T est la tension par brin (N), W est le poids de la charge (N), n est le nombre de brins et η est le rendement du mouflage (typiquement 0,85 à 0,95 par poulie).

> Règle d'examen : Le rendement du mouflage diminue avec chaque poulie ajoutée. Pour un mouflage à 4 brins avec 3 poulies, le rendement total est d'environ 0,85³ = 0,61. Ne négligez jamais le rendement dans les calculs de capacité.


Dispositifs de limitation et de sécurité

Limiteur de charge (LMI)

Le limiteur de moment de charge (Load Moment Indicator, LMI) est un dispositif obligatoire sur la plupart des grues mobiles. Il surveille en continu la charge, l'angle de la flèche, la longueur de la flèche et la portée, et compare la charge réelle à la capacité nominale. Il émet des alarmes visuelles et sonores lorsque la charge approche de la limite, et peut interrompre les mouvements dangereux.

Le LMI calcule le moment de charge :

M = W × R

Où M est le moment (N·m), W est le poids de la charge (N) et R est la portée (m). Le moment est comparé au moment maximal admissible pour la configuration donnée.

Indicateur d'angle et de longueur

L'indicateur d'angle de flèche affiche l'angle de la flèche par rapport à l'horizontale. L'indicateur de longueur de flèche affiche la longueur totale de la flèche. Ces deux paramètres sont essentiels pour déterminer la capacité de levage à partir des tableaux de charge.

Dispositifs de fin de course

Les fins de course (limit switches) arrêtent automatiquement un mouvement à une position prédéterminée. Les plus courants sont :

Fin de course de levage du crochet (empêche le crochet de heurter la poulie de tête)
Fin de course de descente du crochet (empêche le câble de se dérouler complètement)
Fin de course de rotation (limite l'angle de rotation de la superstructure)

Freins et dispositifs anti-chute

Les freins de treuil sont des freins à disque ou à bande qui maintiennent la charge en position. Ils doivent être capables de supporter 125 % de la charge nominale. Le frein de sécurité (ratchet) empêche la chute de la charge en cas de défaillance du frein principal.

Le dispositif anti-deux-brins (anti-two-block) est un système qui empêche le crochet d'entrer en contact avec la poulie de tête de flèche. Il est obligatoire sur les grues équipées d'un LMI. Son activation coupe les fonctions de levage et de descente de flèche.


Système électrique

Composants électriques

Le système électrique de la grue mobile comprend :

Batteries et alternateur
Moteurs électriques pour les accessoires
Capteurs (transducteurs) pour le LMI
Tableau de commande et affichage
Câblage et connecteurs

La norme CSA C22.1, Code canadien de l'électricité, Chapitre V s'applique aux installations électriques des grues. Les exigences clés comprennent la mise à la terre, la protection contre les surintensités et l'utilisation de composants approuvés.

Sécurité électrique

La proximité des lignes électriques est un danger majeur. La norme exige une distance minimale de 3 m entre la grue et les lignes électriques de moins de 75 kV, et de 6 m pour les lignes de plus de 75 kV. Ces distances augmentent avec la tension.

Règle 8-200 du Code canadien de l'électricité, Chapitre V, traite des distances minimales à respecter pour les travaux à proximité de lignes électriques. Le grutier doit connaître ces distances et les communiquer à son équipe.

> Piège d'examen : La distance minimale de 3 m s'applique à la grue entière, y compris la charge et le câble. Un câble qui se balance peut réduire la distance effective. Toujours ajouter une marge de sécurité.


Tableaux de charge et calculs

Lecture des tableaux de charge

Le tableau de charge (load chart) est le document le plus important pour le grutier. Il indique la capacité maximale de levage pour chaque configuration de flèche, angle et portée. Les tableaux sont spécifiques à chaque modèle de grue et à chaque configuration (longueur de flèche, mouflage, présence de contrepoids).

Exemple de tableau de charge simplifié

Portée (m)Flèche 20 mFlèche 30 mFlèche 40 m
350 000 kg45 000 kg35 000 kg
540 000 kg38 000 kg30 000 kg
830 000 kg28 000 kg22 000 kg
1024 000 kg22 000 kg18 000 kg
1515 000 kg14 000 kg12 000 kg
209 000 kg8 000 kg

Calcul de la charge effective

La charge effective est le poids total soulevé, y compris :

Le poids de la charge utile
Le poids de l'élingue, de l'accessoire de levage et du crochet
Le poids de tout équipement supplémentaire (benne, grappin)

La charge effective doit être inférieure ou égale à la capacité nominale du tableau, en tenant compte des facteurs de réduction (par exemple, vent, terrain incliné).

Facteur de charge : Le rapport entre la charge effective et la capacité nominale. Un facteur de charge de 0,8 signifie que la grue travaille à 80 % de sa capacité. La plupart des normes recommandent de ne pas dépasser 90 % de la capacité nominale.

Effet du vent

Le vent exerce une force sur la charge et la flèche. La force du vent se calcule comme :

F_w = 0,5 × ρ × v² × A × C_d

Où F_w est la force du vent (N), ρ est la densité de l'air (environ 1,2 kg/m³), v est la vitesse du vent (m/s), A est la surface projetée (m²) et C_d est le coefficient de traînée (typiquement 1,2 pour une charge rectangulaire).

Exemple : Une charge de 10 m² exposée à un vent de 15 m/s (54 km/h) subit une force de 0,5 × 1,2 × 15² × 10 × 1,2 = 1 620 N, soit environ 165 kg. Cette force peut être significative pour les charges légères et les grandes surfaces.


Inspection et entretien préventif

Inspection quotidienne

L'inspection quotidienne est obligatoire avant chaque utilisation. Elle comprend :

Vérification visuelle des câbles, crochets, poulies
Contrôle des niveaux de fluides (hydraulique, carburant, liquide de refroidissement)
Vérification des stabilisateurs et des vérins
Test des dispositifs de sécurité (LMI, fins de course, alarmes)
Inspection des pneus ou des chenilles

Inspection périodique

Les inspections périodiques sont effectuées selon un calendrier défini par le fabricant ou la réglementation. Elles comprennent des vérifications plus approfondies :

Mesure du diamètre des câbles
Test de charge statique et dynamique
Inspection des soudures et de la structure
Vérification des soupapes de sécurité hydrauliques

Critères de mise hors service

Une grue doit être mise hors service si :

Un câble présente des fils cassés au-delà des limites
La structure présente des fissures ou des déformations
Les freins ne fonctionnent pas correctement
Le LMI est défaillant ou non calibré
Des fuites hydrauliques importantes sont détectées

Normes canadiennes applicables

CSA Z150

La norme CSA Z150, Code de sécurité relatif aux grues mobiles, est la norme principale pour l'exploitation des grues mobiles au Canada. Elle couvre :

Les exigences de conception et de fabrication
Les procédures d'inspection et d'entretien
Les exigences de formation et de certification des opérateurs
Les règles d'exploitation sécuritaires

CSA B149.1

La norme CSA B149.1, Code sur les appareils de combustion au gaz naturel et au propane, s'applique aux grues équipées de moteurs au gaz naturel ou au propane. Elle couvre l'installation, l'entretien et l'exploitation des systèmes de carburant gazeux.

Code canadien de l'électricité, Chapitre V

Le Code canadien de l'électricité, Chapitre V (CSA C22.1) s'applique aux installations électriques des grues. Les règles pertinentes comprennent :

Règle 8-200 : Distances minimales des lignes électriques
Règle 14-100 : Protection contre les surintensités
Règle 36-100 : Mise à la terre des équipements

Règlement de la santé et sécurité au travail (Canada)

Le Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail (RSST) s'applique aux grues utilisées sur les lieux de travail sous juridiction fédérale. Il exige notamment :

L'inspection des grues avant chaque utilisation
La formation et la certification des opérateurs
Le respect des limites de charge et des procédures sécuritaires

Pièges à éviter

162.Confondre portée et longueur de flèche : La portée est la distance horizontale, pas la longueur de la flèche. Utilisez toujours la portée réelle pour lire le tableau de charge.
163.Négliger le poids des accessoires : Le poids du crochet, des élingues et des accessoires doit être inclus dans la charge effective. Un oubli de 200 kg peut faire dépasser la capacité.
164.Ignorer l'effet du vent : Le vent réduit la capacité de levage, surtout pour les charges à grande surface. Consultez les instructions du fabricant pour les limites de vent.
165.Utiliser un tableau de charge obsolète : Les tableaux de charge sont spécifiques à chaque grue. Vérifiez que le tableau correspond au numéro de série de la grue.
166.Oublier le rendement du mouflage : Le rendement du mouflage réduit la capacité réelle. Utilisez les facteurs de rendement fournis par le fabricant.
167.Sous-estimer la pression au sol : Une cale trop petite peut faire enfoncer le stabilisateur dans le sol. Calculez toujours la pression au sol.
168.Ne pas vérifier le LMI : Le LMI doit être calibré et testé avant chaque utilisation. Un LMI défaillant peut donner une fausse sécurité.
169.Confondre les normes : La CSA Z150 est la norme principale pour les grues mobiles. Ne la confondez pas avec la CSA B149.1 (gaz) ou le Code de l'électricité.
170.Ignorer les distances des lignes électriques : La distance minimale de 3 m pour les lignes de moins de 75 kV est une exigence absolue. Ne la réduisez jamais.
171.Travailler sur un sol non nivelé : La grue doit être parfaitement de niveau avant de lever une charge. Un angle de 1 ° peut réduire la capacité de 5 %.

Résumé

Le châssis et les stabilisateurs déterminent la stabilité de la grue. La pression au sol (P = F/A) ne doit jamais dépasser la portance du sol.
Le contrepoids crée un moment opposé au moment de charge. La stabilité dépend de l'équilibre des moments (M = F × d).
Le système hydraulique fonctionne selon la loi de Pascal (F = P × A). Les vannes de sécurité protègent contre les surpressions et les chutes de charge.
La flèche peut être télescopique ou à treillis. L'angle de la flèche et la portée déterminent la hauteur et la capacité (H = L × sin θ, R = L × cos θ).
Les câbles doivent être inspectés régulièrement. Les limites d'élimination sont définies par le nombre de fils cassés.
Le limiteur de moment de charge (LMI) surveille le moment de charge (M = W × R) et alerte l'opérateur en cas de surcharge.
Les tableaux de charge indiquent la capacité maximale pour chaque configuration. La charge effective inclut tous les accessoires.
Les normes canadiennes applicables sont la CSA Z150, la CSA B149.1 et le Code canadien de l'électricité, Chapitre V.
L'inspection quotidienne est obligatoire. Toute défaillance d'un dispositif de sécurité exige la mise hors service de la grue.

Conseils finaux pour l'examen

Mémorisez les formules de base : P = F/A, F = P × A, M = F × d, H = L × sin θ, R = L × cos θ.
Entraînez-vous à lire les tableaux de charge et à calculer la charge effective.
Connaissez les distances minimales des lignes électriques (3 m pour moins de 75 kV, 6 m pour plus de 75 kV).
Révisez les critères d'élimination des câbles et les procédures d'inspection.
Familiarisez-vous avec les exigences de la CSA Z150 et du Code canadien de l'électricité.

La maîtrise des systèmes et composants de la grue mobile est la base de votre métier. Chaque composant a une fonction précise et chaque procédure a une raison d'être. En comprenant les principes, vous serez en mesure de répondre aux questions de l'examen avec confiance et de travailler en toute sécurité sur le terrain.

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