Chapitre II

Propriétés du mazout et théorie de la combustion

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Propriétés du mazout et théorie de la combustion

Introduction

Ce chapitre constitue le fondement théorique de votre métier de technicien de systèmes de chauffage au mazout. L'examen Sceau rouge (Red Seal) évalue non seulement votre capacité à installer et réparer des équipements, mais aussi votre compréhension approfondie des propriétés du combustible que vous manipulez et des principes physico-chimiques qui régissent sa combustion. Une maîtrise de ces concepts est essentielle pour diagnostiquer les problèmes, optimiser le rendement des appareils et garantir la sécurité des occupants et des biens. Ce chapitre couvre les définitions clés, les propriétés critiques du mazout, les exigences des normes canadiennes, les calculs de combustion, et les pièges fréquents à éviter lors de l'examen.

Propriétés physiques et chimiques du mazout

Définition et classification

Le mazout est un combustible liquide dérivé du pétrole brut par distillation fractionnée. Pour les applications de chauffage résidentiel et commercial léger au Canada, on utilise principalement le mazout léger n° 1 et le mazout n° 2. Le mazout n° 2 est le plus courant pour les chaudières et les fournaises domestiques. Il est identifié par la norme CAN/CGSB-3.2 (Fuel oil, light) qui spécifie ses caractéristiques physico-chimiques.

PropriétéMazout n° 1 (kérosène)Mazout n° 2 (domestique)
Masse volumique (kg/L à 15 °C)0,78 – 0,820,84 – 0,88
Viscosité cinématique (cSt à 40 °C)1,0 – 2,01,9 – 3,6
Point d'éclair (°C)≥ 38≥ 38
Point d'écoulement (°C)≤ -40≤ -6
Pouvoir calorifique supérieur (MJ/L)≈ 37,5≈ 38,2
Teneur en soufre (% masse)≤ 0,5≤ 0,5

Viscosité

La viscosité est la résistance d'un fluide à l'écoulement. Elle est critique pour la pulvérisation du mazout dans le brûleur. Un mazout trop visqueux ne se pulvérise pas correctement, produisant des gouttelettes grossières qui brûlent incomplètement, génèrent de la suie et réduisent le rendement. La viscosité du mazout n° 2 augmente lorsque la température diminue. Par temps très froid, il peut devenir trop visqueux pour être pompé correctement. C'est pourquoi les réservoirs extérieurs doivent être installés avec une ligne de retour et parfois avec un réchauffeur de ligne. La norme CSA B139 (Installation code for oil-burning equipment) exige que le mazout soit suffisamment fluide pour assurer une pulvérisation adéquate à la température ambiante prévue.

Point d'éclair et point d'écoulement

Le point d'éclair est la température minimale à laquelle les vapeurs du mazout s'enflamment en présence d'une flamme pilote ou d'une étincelle. Pour le mazout n° 2, il est d'au moins 38 °C. Cette propriété détermine la classification du liquide comme inflammable (classe II) et influence les exigences de stockage et de manipulation. Le point d'écoulement est la température la plus basse à laquelle le mazout s'écoule encore. Pour le mazout n° 2, il est d'environ -6 °C, ce qui explique les problèmes d'alimentation par temps très froid dans les régions nordiques du Canada.

Pouvoir calorifique

Le pouvoir calorifique est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de masse ou de volume de combustible. On distingue le pouvoir calorifique supérieur (PCS), qui inclut la chaleur latente de condensation de la vapeur d'eau produite, et le pouvoir calorifique inférieur (PCI), qui exclut cette chaleur. Pour le mazout n° 2, le PCS est d'environ 38,2 MJ/L et le PCI d'environ 35,8 MJ/L. Les appareils de chauffage conventionnels ne récupèrent pas la chaleur de condensation (les gaz de combustion sont évacués à haute température), donc le rendement est calculé sur la base du PCI. Les appareils à condensation, plus rares au mazout, peuvent récupérer une partie de cette chaleur latente.

Densité et masse volumique

La masse volumique du mazout n° 2 est d'environ 0,85 kg/L à 15 °C. Elle varie légèrement avec la température : le mazout se dilate en chauffant, donc sa masse volumique diminue. Cette propriété est importante pour les calculs de volume dans les réservoirs et pour le dosage du combustible. L'examen peut vous demander de convertir des volumes en masses ou inversement. Par exemple, un réservoir de 1000 L contient environ 850 kg de mazout n° 2.

Théorie de la combustion

Les trois éléments du triangle du feu

La combustion est une réaction chimique exothermique entre un combustible et un comburant (l'oxygène de l'air). Pour qu'elle se produise, trois éléments doivent être présents simultanément : le combustible, le comburant (oxygène) et la chaleur (source d'inflammation). C'est le triangle du feu. Retirer l'un de ces éléments éteint le feu. Dans un brûleur à mazout, la combustion est contrôlée et continue : le combustible est pulvérisé, mélangé à l'air, et enflammé par une électrode à haute tension.

Réaction chimique de combustion

La combustion complète du mazout (approximé par la formule C₁₂H₂₆ pour le mazout n° 2) produit du dioxyde de carbone (CO₂) et de la vapeur d'eau (H₂O) :

C₁₂H₂₆ + 18,5 O₂ → 12 CO₂ + 13 H₂O + chaleur

En pratique, l'air contient environ 21 % d'oxygène et 79 % d'azote (en volume). L'azote ne participe pas à la réaction mais absorbe de la chaleur et est évacué avec les gaz de combustion. La quantité d'air théorique (stœchiométrique) nécessaire pour brûler complètement 1 kg de mazout n° 2 est d'environ 14,4 kg d'air (ou environ 11,9 m³ d'air à 15 °C). En volume, cela représente environ 14,4 m³ d'air par litre de mazout.

Combustion complète vs incomplète

La combustion complète se produit lorsque tout le carbone du combustible est oxydé en CO₂ et tout l'hydrogène en H₂O. Les produits sont inodores (sauf la vapeur d'eau) et la flamme est bleue et transparente. La combustion incomplète se produit lorsqu'il y a un manque d'oxygène ou un mauvais mélange air-combustible. Elle produit du monoxyde de carbone (CO), du carbone (suie), des hydrocarbures imbrûlés et de l'hydrogène. La flamme devient jaune et fuligineuse. Le CO est un gaz toxique mortel : il se lie à l'hémoglobine du sang 200 fois plus facilement que l'oxygène, provoquant une asphyxie cellulaire.

L'excès d'air

En pratique, il est impossible d'obtenir un mélange parfait entre le combustible et l'air. On doit donc fournir un excès d'air pour garantir une combustion complète. L'excès d'air est exprimé en pourcentage au-dessus de la quantité stœchiométrique. Pour un brûleur à mazout bien réglé, l'excès d'air typique est de 10 à 15 %. Un excès d'air trop faible (< 5 %) produit de la suie et du CO. Un excès d'air trop élevé (> 25 %) refroidit la flamme, réduit le rendement (la chaleur est évacuée dans les gaz de combustion) et augmente les pertes par les cheminées.

Analyse des gaz de combustion

L'analyse des gaz de combustion est l'outil de diagnostic essentiel du technicien. Les paramètres mesurés sont :

ParamètreValeur optimale (mazout)Signification
CO₂ (%)10 – 12 %Indicateur de la qualité de la combustion
O₂ (%)3 – 5 %Indicateur de l'excès d'air
CO (ppm)< 100 ppmIndicateur de combustion incomplète
Température des gaz (°C)150 – 250 °CIndicateur des pertes à la cheminée
Indice de fumée (échelle Bacharach)0 – 1Indicateur de la formation de suie

La teneur en CO₂ est inversement proportionnelle à l'excès d'air : plus l'excès d'air est élevé, plus le CO₂ est dilué. Un CO₂ de 12 % indique un excès d'air d'environ 10 %. Un CO₂ de 10 % indique un excès d'air d'environ 30 %. Le rendement de combustion peut être estimé par la formule simplifiée :

Rendement (%) ≈ 100 − (pertes par les gaz chauds + pertes par l'excès d'air)

Les pertes par les gaz chauds sont calculées à partir de la température des gaz de combustion et du CO₂. Une règle empirique : chaque augmentation de 15 °C de la température des gaz au-dessus de la température ambiante augmente les pertes d'environ 1 % pour un CO₂ de 10 %.

L'indice de fumée Bacharach

L'indice de fumée Bacharach est une mesure visuelle de la quantité de suie dans les gaz de combustion. On fait passer un volume déterminé de gaz à travers un papier filtre et on compare la tache obtenue à une échelle de 0 (blanc) à 9 (noir). Pour un brûleur au mazout bien réglé, l'indice doit être de 0 ou 1. Un indice supérieur indique une combustion incomplète, un mauvais réglage de l'air, une buse usée ou un mauvais alignement des électrodes.

Équipements de combustion et réglages

Le brûleur à mazout : composants principaux

Le brûleur à mazout type (brûleur à air pulsé) comprend :

Le moteur qui entraîne le ventilateur et la pompe.
Le ventilateur (soufflante) qui fournit l'air de combustion.
La pompe qui aspire le mazout du réservoir et le met sous pression (typiquement 100 psi ou 690 kPa).
La buse de pulvérisation qui atomise le mazout en fines gouttelettes.
Les électrodes d'allumage qui produisent l'étincelle pour enflammer le mélange.
Le transformateur d'allumage (ou allumeur électronique) qui fournit la haute tension (10 000 V).
Le contrôleur de flamme (cellule photoélectrique ou cadnium) qui détecte la présence de la flamme et coupe le brûleur en cas d'extinction.

La buse de pulvérisation

La buse est un composant critique. Elle est caractérisée par :

Le débit en gallons par heure (GPH) à une pression donnée (typiquement 0,75 à 1,25 GPH pour les applications résidentielles).
L'angle de pulvérisation (typiquement 60°, 70° ou 80°).
Le type de pulvérisation (solide, creux, semi-solide).

Le débit de la buse est proportionnel à la racine carrée de la pression. Si on double la pression, le débit augmente de √2 ≈ 1,41. La formule est :

Q₂ = Q₁ × √(P₂ / P₁)

Où Q est le débit et P la pression. Par exemple, une buse de 1,00 GPH à 100 psi produira 1,15 GPH à 132 psi (√(132/100) ≈ 1,15).

Réglage du brûleur

Le réglage du brûleur consiste à ajuster :

55.La pression de la pompe (généralement 100 psi, mais vérifier les spécifications du fabricant).
56.Le débit d'air de combustion (via le registre d'air et la position du volet).
57.La position des électrodes (écartement typique de 3,2 mm (1/8 po) et distance par rapport à la buse).
58.L'alignement de la buse dans le tube de flamme.

Après chaque réglage, on doit effectuer une analyse des gaz de combustion pour vérifier que le CO₂ est dans la plage optimale (10-12 %), que le CO est inférieur à 100 ppm et que l'indice de fumée est de 0 ou 1.

Normes et codes canadiens applicables

CSA B139 — Code d'installation des appareils à mazout

La norme CSA B139 (Installation code for oil-burning equipment) est la référence principale pour l'installation, l'entretien et la réparation des appareils à mazout au Canada. Elle couvre :

L'installation des réservoirs de stockage (règles 4.1 à 4.12).
Les tuyauteries et raccordements (règles 5.1 à 5.10).
L'installation des brûleurs et des appareils (règles 6.1 à 6.15).
La ventilation et l'évacuation des produits de combustion (règles 7.1 à 7.8).
Les exigences de sécurité (règles 8.1 à 8.6).

Par exemple, la règle 4.3 de la CSA B139 exige que les réservoirs extérieurs soient installés sur des supports stables et que le fond du réservoir soit à une distance minimale de 150 mm (6 po) du sol. La règle 6.8 exige que le brûleur soit installé de manière à être accessible pour l'entretien.

Code canadien de l'électricité, Chapitre V

Le Code canadien de l'électricité, Chapitre V (C22.1-21) s'applique aux installations électriques des appareils à mazout. La règle 8-200 concerne les branchements des moteurs et des appareils fixes. La règle 26-100 traite des conducteurs et des méthodes d'installation pour les circuits de commande. Le technicien doit s'assurer que :

Le brûleur est branché sur un circuit dédié avec un disjoncteur ou des fusibles de calibre approprié.
Le fil de terre est correctement raccordé.
Les connexions sont conformes aux exigences de la règle 4-024 (serrage des connexions).

CSA B149.1 — Code sur le gaz naturel et le propane

Bien que ce code concerne principalement le gaz, la CSA B149.1 est pertinente pour le technicien en mazout car elle traite de la ventilation des locaux où sont installés des appareils à combustion. La règle 8.2 de la CSA B149.1 spécifie les exigences d'alimentation en air de combustion pour les appareils installés dans des espaces confinés. Ces exigences sont similaires à celles de la CSA B139.

Norme CAN/CGSB-3.2

La norme CAN/CGSB-3.2 spécifie les exigences pour le mazout léger (n° 1 et n° 2). Elle définit les propriétés physico-chimiques, les méthodes d'échantillonnage et d'essai. Le technicien doit connaître cette norme pour comprendre les spécifications du combustible qu'il utilise.

Calculs pratiques et conversions

Conversion d'unités

UnitéÉquivalence
1 gallon impérial (gal imp)4,546 L
1 gallon américain (gal US)3,785 L
1 livre (lb)0,454 kg
1 psi6,895 kPa
1 pouce (po)25,4 mm
1 pied (pi)0,305 m
1 BTU1,055 kJ
1 therm100 000 BTU

Calcul de la consommation

La consommation horaire d'un brûleur peut être calculée à partir de la puissance de l'appareil et du pouvoir calorifique du combustible :

Consommation (L/h) = Puissance (kW) / (PCS (MJ/L) × Rendement)

Par exemple, une chaudière de 100 000 BTU/h (29,3 kW) avec un rendement de 80 % consommera :

Consommation = 29,3 / (38,2 × 0,80) ≈ 0,96 L/h

Calcul du volume d'un réservoir cylindrique

Pour un réservoir cylindrique horizontal, le volume partiellement rempli peut être calculé à l'aide de formules trigonométriques. En pratique, on utilise des jauges ou des tables de conversion. L'examen peut vous demander d'estimer le volume restant dans un réservoir à partir de la hauteur de mazout mesurée. Pour un réservoir de 1000 L (250 gal imp) de diamètre 1,2 m, une hauteur de mazout de 0,3 m correspond à environ 25 % du volume total, soit 250 L.

Calcul de la dilution de l'air de combustion

La quantité d'air de combustion nécessaire est d'environ 14,4 m³ par litre de mazout. Pour un brûleur consommant 1 L/h, il faut donc environ 14,4 m³/h d'air de combustion. Si l'appareil est installé dans un local fermé, la ventilation doit fournir cette quantité d'air plus un excès pour la ventilation générale. La CSA B139 exige une ouverture d'alimentation d'air d'au moins 550 mm² par kW de puissance de l'appareil (règle 7.2).

Procédures d'entretien et de diagnostic

Procédure de mise en service d'un brûleur

92.Vérifier l'état du réservoir et des tuyauteries (fuites, corrosion).
93.Purger la ligne de mazout pour éliminer l'air.
94.Vérifier la pression de la pompe (100 psi typique).
95.Installer une buse neuve de calibre approprié.
96.Vérifier l'écartement et la position des électrodes.
97.Régler le registre d'air à la position initiale recommandée par le fabricant.
98.Démarrer le brûleur et effectuer une analyse des gaz de combustion.
99.Ajuster l'air de combustion pour obtenir un CO₂ de 10-12 % et un CO < 100 ppm.
100.Vérifier l'indice de fumée (0 ou 1).
101.Mesurer la température des gaz de combustion et calculer le rendement.

Diagnostic des pannes courantes

SymptômeCause probableVérification
Le brûleur ne démarre pasPas d'alimentation électrique, thermostat défectueux, contrôleur de flamme en sécuritéVérifier le disjoncteur, le thermostat, le bouton de réarmement
Le brûleur démarre mais s'arrête après quelques secondesCellule photoélectrique détecte une flamme trop tard ou pas du tout, électrodes mal positionnéesVérifier la cellule, les électrodes, la buse
Flamme jaune et fuligineuseExcès d'air insuffisant, buse usée ou obstruée, pression de pompe trop basseAnalyser les gaz, remplacer la buse, vérifier la pression
Formation de suie dans la chambreMauvais réglage de l'air, buse inadaptée, tirage insuffisantAnalyser les gaz, vérifier la cheminée
Le brûleur cogne ou vibreAir dans la ligne de mazout, pompe défectueuse, pression trop élevéePurger la ligne, vérifier la pompe

Résumé

Le mazout n° 2 est le combustible standard pour le chauffage résidentiel au Canada. Il est défini par la norme CAN/CGSB-3.2.
La viscosité, le point d'éclair et le pouvoir calorifique sont les propriétés les plus importantes pour le fonctionnement du brûleur.
La combustion complète produit du CO₂ et de l'eau. La combustion incomplète produit du CO toxique et de la suie.
Un excès d'air de 10 à 15 % est nécessaire pour une combustion optimale. L'analyse des gaz de combustion (CO₂, O₂, CO, température, indice de fumée) est l'outil de diagnostic essentiel.
Le rendement de combustion dépend de la température des gaz et de l'excès d'air. Un CO₂ de 10-12 % et une température de 150-250 °C indiquent un bon réglage.
La CSA B139 est le code d'installation des appareils à mazout. Le Code canadien de l'électricité, Chapitre V régit les installations électriques.
Les calculs de consommation, de débit de buse et de volume de réservoir sont des compétences essentielles.
La procédure de mise en service comprend la vérification de la pompe, de la buse, des électrodes et l'analyse des gaz de combustion.

Pièges à éviter

114.Confondre gallon impérial et gallon américain : au Canada, le gallon est impérial (4,546 L). Utiliser le gallon américain (3,785 L) dans un calcul de consommation donnera un résultat erroné d'environ 20 %.
115.Oublier que le débit de la buse est spécifié à une pression donnée : une buse de 1,00 GPH à 100 psi produira un débit différent à une autre pression. Utilisez la formule Q₂ = Q₁ × √(P₂ / P₁).
116.Négliger l'indice de fumée Bacharach : un CO₂ dans la plage normale ne garantit pas une combustion propre. L'indice de fumée doit être vérifié systématiquement.
117.Confondre PCS et PCI : les rendements des appareils conventionnels sont calculés sur la base du PCI. Utiliser le PCS surestime le rendement.
118.Ignorer la température des gaz de combustion : une température trop élevée (> 300 °C) indique des pertes excessives à la cheminée. Une température trop basse (< 120 °C) peut provoquer de la condensation et de la corrosion dans la cheminée.
119.Oublier les exigences de ventilation de la CSA B139 : un local insuffisamment ventilé peut provoquer une dépression qui perturbe le tirage et cause une combustion incomplète.
120.Ne pas vérifier l'alignement des électrodes : un mauvais positionnement des électrodes est une cause fréquente de démarrage difficile et de cliquetis.
121.Utiliser un calibre de buse inapproprié : une buse trop grosse augmente la consommation et peut surchauffer l'appareil. Une buse trop petite réduit la puissance et peut provoquer une accumulation de suie.
122.Confondre les règles de la CSA B139 avec celles du Code de l'électricité : la CSA B139 traite de l'installation mécanique, le Code de l'électricité (Chapitre V) traite des branchements électriques. Les deux s'appliquent simultanément.
123.Oublier de purger la ligne de mazout après une intervention : l'air dans la ligne provoque un fonctionnement erratique du brûleur et peut endommager la pompe.
124.Ne pas tenir compte de la température extérieure pour le stockage : le mazout n° 2 peut devenir trop visqueux par temps très froid. Les lignes extérieures doivent être protégées ou équipées d'un réchauffeur.
125.Négliger le contrôle de la flamme : un contrôleur de flamme défectueux peut laisser fonctionner le brûleur sans flamme, provoquant une accumulation de mazout non brûlé et un risque d'explosion.

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