Chapitre VII

Commandes, dispositifs de sécurité et interface électrique

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Commandes, dispositifs de sécurité et interface électrique

Introduction au chapitre

Ce chapitre couvre l'ensemble des commandes, dispositifs de sécurité et interfaces électriques que tout gasfitter classe B doit maîtriser pour l'examen Sceau rouge. Vous y trouverez les principes de fonctionnement, les exigences réglementaires du Code canadien de l'électricité, Chapitre V et de la CSA B149.1, ainsi que les procédures d'installation, de mise à l'essai et de dépannage. Environ 15 à 20 % des questions de l'examen portent sur ces systèmes. Une compréhension approfondie de ce chapitre est donc essentielle.


1. Principes fondamentaux des circuits de commande

1.1 Tension et courant dans les circuits de commande

Les circuits de commande des appareils à gaz résidentiels et commerciaux fonctionnent généralement à 24 V c.a., obtenus par un transformateur abaisseur. Cette basse tension est choisie pour des raisons de sécurité et de simplicité. Les circuits de puissance (moteurs de ventilateurs, pompes) fonctionnent à 120 V ou 240 V c.a., selon la charge.

La relation fondamentale à connaître est la loi d'Ohm : E = I × R (tension = courant × résistance). En courant alternatif, on utilise l'impédance Z plutôt que la résistance pure : E = I × Z. L'impédance totale d'un circuit comprend la résistance, la réactance inductive et la réactance capacitive.

Puissance électrique : P = E × I (watts) pour un circuit à courant continu. Pour un circuit à courant alternatif monophasé : P = E × I × facteur de puissance (cos φ). Pour un circuit triphasé : P = √3 × E × I × cos φ.

1.2 Le transformateur de commande

Le transformateur abaisseur convertit la tension secteur (120 V ou 240 V) en 24 V c.a. pour le circuit de commande. Points essentiels :

Le primaire est connecté à la source d'alimentation ; le secondaire alimente le circuit de commande.
La puissance nominale du transformateur est exprimée en voltampères (VA). Elle doit être suffisante pour alimenter toutes les charges du circuit de commande (thermostat, vannes, relais, etc.).
Un transformateur surchargé surchauffe et peut provoquer un incendie. La charge totale du circuit de commande ne doit pas dépasser 80 % de la capacité nominale du transformateur.

Calcul typique : Un circuit de commande comprend un thermostat (0,5 A), une vanne gaz (0,8 A) et un relais (0,3 A). Courant total = 1,6 A. Puissance requise = 24 V × 1,6 A = 38,4 VA. Un transformateur de 40 VA serait acceptable, mais un modèle de 50 VA est recommandé pour la marge de sécurité.

1.3 Schémas de câblage et symboles

Vous devez être capable de lire et d'interpréter les schémas de câblage (ladder diagrams) et les schémas de raccordement (wiring diagrams). Les symboles normalisés comprennent :

SymboleComposant
L1, L2Lignes d'alimentation (120 V, 240 V)
T1, T2Bornes du transformateur (24 V)
R (rectangle)Résistance / élément chauffant
S (interrupteur)Contact normalement ouvert (NO) ou normalement fermé (NF)
Bobine (cercle)Relais, contacteur, vanne
Contact (ligne avec angle)Contact de relais, NO ou NF

Règle d'or : Dans un schéma en échelle (ladder), le circuit de commande est dessiné entre deux rails verticaux (L1 et L2 ou T1 et T2). Les charges sont placées sur le rail de droite. Chaque rung représente un circuit indépendant.


2. Thermostats et dispositifs de régulation de température

2.1 Thermostats mécaniques

Le thermostat mécanique utilise un élément bimétallique ou un soufflet rempli de gaz ou de liquide. La dilatation ou la contraction de l'élément actionne un contact électrique. Points clés :

Anticipateur de chaleur : petite résistance chauffante qui réchauffe l'élément bimétallique pendant que le brûleur fonctionne, provoquant l'ouverture du contact légèrement avant que la température ambiante n'atteigne la consigne. Cela évite les cycles trop longs et les dépassements de température.
Différentiel : écart entre la température d'enclenchement et de déclenchement. Un différentiel trop étroit provoque des cycles courts (court-circuitage) ; un différentiel trop large provoque des variations de température inconfortables.

2.2 Thermostats électroniques

Les thermostats électroniques utilisent des thermistances (résistances sensibles à la température) ou des thermocouples pour mesurer la température. Ils offrent une précision supérieure (±0,5 °C) et des fonctions programmables. Points essentiels :

Alimentation : piles, 24 V c.a. du transformateur, ou batterie de secours.
Anticipateur de chaleur électronique : réglage numérique, souvent automatique.
Compatibilité avec les systèmes de chauffage : conventionnel (gaz, mazout, électrique) ou thermopompe.

2.3 Réglage de l'anticipateur de chaleur

Le réglage de l'anticipateur de chaleur est une procédure courante à l'examen. La valeur de l'anticipateur doit correspondre au courant total du circuit de commande lorsque le thermostat est fermé. Cette valeur est mesurée en ampères et se règle sur le cadran de l'anticipateur (généralement de 0,1 A à 1,2 A).

Procédure de réglage :

34.Mesurez le courant du circuit de commande avec un ampèremètre (pince ampèremétrique) en série avec le thermostat.
35.Réglez l'anticipateur à la valeur mesurée.
36.Vérifiez le cycle de fonctionnement : le brûleur doit s'allumer et s'éteindre normalement, sans cycles trop courts.

Piège courant : Un anticipateur réglé trop haut provoque des cycles longs et des dépassements de température ; un anticipateur réglé trop bas provoque des cycles courts et un refroidissement excessif de la pièce.


3. Vannes de gaz et dispositifs de sécurité

3.1 Vannes de gaz principales

La vanne de gaz principale (combinaison vanne-régulateur) contrôle l'alimentation en gaz du brûleur. Elle comprend :

Un régulateur de pression intégré qui maintient une pression de sortie constante (généralement 3,5 po de colonne d'eau pour le gaz naturel, 11 po pour le propane).
Un dispositif d'arrêt manuel (poignée).
Un solénoïde ou un servomoteur pour l'ouverture et la fermeture automatique.
Un orifice de prise de pression (manomètre) pour la mesure.

3.2 Vannes à solénoïde

La vanne à solénoïde s'ouvre lorsque la bobine est alimentée en 24 V c.a. Le noyau (plunger) est attiré par le champ magnétique, ouvrant le passage du gaz. Points importants :

Tension minimale de maintien : la vanne doit rester ouverte avec une tension réduite (généralement 85 % de la tension nominale).
Délai d'ouverture : généralement de 1 à 3 secondes.
Délai de fermeture : doit être rapide (moins de 1 seconde) pour couper le gaz immédiatement en cas de perte de flamme.

3.3 Dispositif de coupure de sécurité (thermocouple)

Le thermocouple est un dispositif de sécurité qui détecte la présence d'une flamme pilote. Il est composé de deux métaux différents (généralement cuivre et constantan) soudés à une extrémité (la jonction chaude). Lorsqu'il est chauffé par la flamme pilote, il génère une force électromotrice (f.é.m.) d'environ 25 à 30 mV en courant continu. Cette tension alimente la bobine du magnéto-électrovanne (électroaimant) qui maintient la vanne pilote ouverte.

Fonctionnement :

54.Le pilote est allumé manuellement ; le thermocouple chauffe.
55.La f.é.m. générée maintient la vanne pilote ouverte.
56.Si la flamme pilote s'éteint, le thermocouple refroidit, la f.é.m. chute à zéro, la vanne se ferme et coupe le gaz.

Tests du thermocouple :

Mesurez la tension à la jonction froide (bornes) avec un multimètre en position mV c.c. : elle doit être d'au moins 10 à 12 mV pour maintenir la vanne ouverte.
Un thermocouple encrassé ou oxydé produit une tension insuffisante.
Le serrage du raccord au niveau de la vanne est critique : un couple de serrage excessif peut écraser la jonction froide et réduire la tension.

3.4 Dispositif de coupure de sécurité à flamme (Flame Rectification)

Les systèmes électroniques modernes utilisent la rectification de flamme (flame rectification). Une tige de détection (électrode) est placée dans la flamme. La flamme agit comme un redresseur : elle permet le passage du courant dans un seul sens (alternance positive ou négative). Le module de commande détecte ce courant redressé (en µA) et maintient la vanne de gaz ouverte.

Points clés :

Le courant de flamme typique est de 1 à 10 µA en courant continu.
La polarité est importante : la tige de détection doit être connectée à la borne appropriée du module.
Une flamme jaune ou instable produit un courant faible.
Le câble de détection doit être isolé et éloigné des câbles d'alimentation pour éviter les interférences.

3.5 Pressostats de sécurité

Le pressostat (pressure switch) est un dispositif de sécurité qui vérifie la pression du gaz ou de l'air avant l'allumage. Deux types principaux :

Pressostat de gaz : vérifie que la pression d'alimentation est dans la plage acceptable (minimum et maximum). Il est normalement fermé (NF) et s'ouvre si la pression est trop basse ou trop haute.
Pressostat d'air (sur les appareils à tirage forcé) : vérifie que le ventilateur fonctionne correctement et que le tirage est suffisant. Il est normalement ouvert (NO) et se ferme lorsque le débit d'air est adéquat.

Réglage : Le pressostat est réglé en fonction des spécifications du fabricant. Un réglage incorrect peut empêcher l'allumage ou provoquer des arrêts intempestifs.


4. Systèmes d'allumage

4.1 Allumage par veilleuse (pilote) permanente

La veilleuse permanente est une petite flamme qui reste allumée en continu. Elle est maintenue par le thermocouple (ou thermopile). L'allumage du brûleur principal se fait par la veilleuse lorsque la vanne principale s'ouvre.

Avantages : simplicité, fiabilité, pas d'électronique.

Inconvénients : consommation de gaz continue (environ 3 à 5 pi³/jour), perte d'énergie.

4.2 Allumage électronique intermittent (IPI)

L'allumage intermittent (Intermittent Pilot Ignition) utilise une veilleuse qui ne s'allume que lorsque le thermostat demande de la chaleur. Un module électronique génère une étincelle à haute tension (10 000 à 20 000 V) pour allumer le pilote. Une fois la flamme pilote détectée (par rectification), la vanne principale s'ouvre.

Séquence typique :

82.Le thermostat demande de la chaleur.
83.Le module alimente la vanne pilote et génère des étincelles.
84.La flamme pilote est détectée (rectification).
85.La vanne principale s'ouvre ; le brûleur s'allume.
86.En cas de perte de flamme, le module se verrouille après 3 tentatives (lockout).

4.3 Allumage direct (DSI)

L'allumage direct (Direct Spark Ignition) élimine la veilleuse. L'étincelle est générée directement au niveau du brûleur principal. Le module ouvre la vanne principale et génère des étincelles simultanément. La flamme est détectée par rectification.

Avantages : économie de gaz (pas de veilleuse), allumage rapide.

Inconvénients : électronique plus complexe, risque de verrouillage en cas de problème.

4.4 Détection de flamme par rectification

La rectification de flamme est la méthode de détection la plus courante dans les systèmes électroniques. Le module applique une tension alternative à la tige de détection. La flamme redresse cette tension (effet diode). Le module mesure le courant redressé (c.c.) pour confirmer la présence de la flamme.

Valeurs typiques :

Courant de flamme minimum : 1 µA (certains modules exigent 2 à 3 µA).
Courant de flamme normal : 5 à 10 µA.
Si le courant est inférieur au seuil, le module se verrouille.

5. Relais, contacteurs et minuteries

5.1 Relais de commande

Le relais est un interrupteur électromécanique commandé par une bobine. Lorsque la bobine est alimentée (24 V c.a.), le champ magnétique attire l'armature et actionne les contacts. Types de contacts :

NO (normalement ouvert) : se ferme lorsque la bobine est alimentée.
NF (normalement fermé) : s'ouvre lorsque la bobine est alimentée.
Inverseur (SPDT) : un contact commun, un contact NO et un contact NF.

Applications : isolation du circuit de commande, commutation de charges importantes, interverrouillage.

5.2 Contacteurs

Le contacteur est un relais de puissance utilisé pour commuter des charges importantes (moteurs de ventilateurs, compresseurs). Il est conçu pour supporter des courants élevés (15 à 100 A) et des tensions de 120 V à 600 V. Les contacts sont en alliage d'argent pour résister à l'arc électrique.

5.3 Minuteries (timers)

Les minuteries sont utilisées pour :

Retarder l'allumage (purge pré-allumage).
Limiter la durée de fonctionnement (minuterie de sécurité).
Contrôler les cycles de dégivrage.

Types : mécaniques (moteur synchrone), électroniques (circuit RC), numériques (microprocesseur).


6. Exigences du Code canadien de l'électricité, Chapitre V

Le Code canadien de l'électricité, Chapitre V (C22.1-21) s'applique aux installations électriques des appareils à gaz. Les règles suivantes sont essentielles pour l'examen :

6.1 Règle 8-200 : Capacité des circuits

La règle 8-200 stipule que la capacité des circuits doit être calculée en fonction de la charge totale. Pour les circuits de commande à 24 V, la charge est généralement faible, mais le transformateur doit être dimensionné correctement.

6.2 Règle 10-204 : Mise à la terre

La règle 10-204 exige la mise à la terre de toutes les parties métalliques non conductrices qui peuvent être mises sous tension. Les appareils à gaz doivent être reliés à la terre par un conducteur de mise à la terre.

6.3 Règle 26-700 à 26-728 : Appareils de chauffage

Ces règles couvrent l'installation électrique des appareils de chauffage à gaz. Points clés :

Règle 26-702 : les appareils doivent être raccordés par un câble ou un conduit conforme.
Règle 26-704 : les appareils doivent avoir un moyen de débranchement accessible.
Règle 26-706 : les moteurs doivent être protégés contre les surcharges.

6.4 Règle 2-024 : Identification des conducteurs

La règle 2-024 exige l'identification des conducteurs par couleur ou par marquage. Le conducteur de mise à la terre est vert ou vert et jaune. Le conducteur neutre est blanc ou gris. Les conducteurs de phase sont noirs, rouges, bleus, etc.


7. Exigences de la CSA B149.1

La CSA B149.1 (Code d'installation du gaz naturel et du propane) contient des exigences spécifiques pour les dispositifs de sécurité et les commandes.

7.1 Article 5.8 : Dispositifs de sécurité

L'article 5.8 exige que tous les appareils à gaz soient équipés de dispositifs de sécurité qui coupent l'alimentation en gaz en cas de :

Perte de flamme (thermocouple, rectification).
Pression de gaz anormale (pressostat).
Ventilation insuffisante (pressostat d'air, interrupteur de tirage).

7.2 Article 5.10 : Commandes de température

L'article 5.10 exige que les appareils de chauffage soient équipés d'un thermostat ou d'un dispositif de régulation de température qui maintient la température dans les limites prescrites.

7.3 Article 5.12 : Mise à l'essai

L'article 5.12 exige que tous les dispositifs de sécurité soient mis à l'essai après l'installation et lors de l'entretien. Les essais doivent être effectués conformément aux instructions du fabricant.

7.4 Article 6.4 : Ventilation

L'article 6.4 traite de la ventilation des locaux où sont installés les appareils à gaz. Une ventilation inadéquate peut provoquer une accumulation de monoxyde de carbone (CO) et déclencher les dispositifs de sécurité.


8. Procédures de mise à l'essai et de dépannage

8.1 Vérification de la tension et du courant

Outils : multimètre numérique (DMM), pince ampèremétrique, manomètre.

Procédure de vérification de la tension :

146.Coupez l'alimentation électrique.
147.Réglez le multimètre sur la fonction tension alternative (V~).
148.Connectez les sondes aux bornes du circuit.
149.Rétablissez l'alimentation et mesurez.

Mesure du courant de flamme :

151.Coupez l'alimentation.
152.Insérez le multimètre (position µA c.c.) en série dans le circuit de détection de flamme.
153.Rétablissez l'alimentation et observez la lecture.

8.2 Test du thermocouple

155.Mesurez la tension à la jonction froide (bornes) : elle doit être d'au moins 10 mV (typiquement 25 à 30 mV).
156.Chauffez la jonction chaude avec un briquet : la tension doit augmenter.
157.Vérifiez le serrage du raccord : un serrage excessif peut endommager le thermocouple.

8.3 Test des pressostats

159.Vérifiez la pression de gaz avec un manomètre (en pouces de colonne d'eau, po c.e.).
160.Pour un pressostat d'air : vérifiez le fonctionnement du ventilateur et mesurez la pression différentielle.
161.Comparez les valeurs mesurées aux spécifications du fabricant.

8.4 Dépannage des systèmes d'allumage

Symptôme : Le brûleur ne s'allume pas.

Vérifications :

165.Alimentation électrique (120 V au primaire du transformateur).
166.Tension au secondaire (24 V).
167.Thermostat : continuité, réglage, anticipateur.
168.Pressostats : état, réglage, connexions.
169.Module d'allumage : voyant de diagnostic, verrouillage.
170.Électrode d'allumage : position, écartement, câble.
171.Électrode de détection : position, encrassement, câble.
172.Vanne de gaz : tension à la bobine, continuité.

Symptôme : Le brûleur s'éteint après quelques secondes.

Vérifications :

175.Courant de flamme (rectification) : doit être supérieur au seuil du module.
176.Position de l'électrode de détection : doit être dans la flamme.
177.Mise à la terre : doit être correcte et continue.

9. Tableaux de référence

9.1 Tensions et courants typiques

ComposantTensionCourant typique
Transformateur de commande24 V c.a.1 à 5 A
Thermostat24 V c.a.0,1 à 1,2 A
Vanne de gaz (solénoïde)24 V c.a.0,5 à 1,5 A
Relais24 V c.a.0,1 à 0,5 A
Thermocouple25 à 30 mV c.c.0,1 à 0,5 A
Détection de flamme (rectification)24 V c.a.1 à 10 µA c.c.
Électrode d'allumage10 000 à 20 000 V1 à 5 mA

9.2 Pressions de gaz typiques

Type de gazPression d'alimentationPression de sortie (régulateur)
Gaz naturel7 à 14 po c.e.3,5 po c.e.
Propane11 à 14 po c.e.11 po c.e.

9.3 Équivalences d'unités

UnitéÉquivalence
1 po c.e.249 Pa (0,249 kPa)
1 kPa4,02 po c.e.
1 psi27,7 po c.e.
1 pi³ de gaz naturel1 000 BTU (approx.)
1 BTU1 055 J

10. Pièges à éviter

188.Confondre NO et NF : Un contact NO est ouvert au repos ; un contact NF est fermé au repos. Lisez toujours le schéma avant de tester.
189.Oublier la polarité du thermocouple : Le thermocouple est polarisé ; une inversion des connexions empêche la vanne de s'ouvrir.
190.Négliger la mise à la terre : Une mauvaise mise à la terre provoque des arrêts intempestifs et des chocs électriques.
191.Sous-dimensionner le transformateur : La charge du circuit de commande ne doit pas dépasser 80 % de la capacité du transformateur.
192.Ignorer les pressostats : Un pressostat mal réglé ou défectueux empêche l'allumage ou provoque des arrêts.
193.Confondre les tensions : Le circuit de commande est à 24 V, mais le circuit de puissance est à 120/240 V. Toujours couper l'alimentation avant d'intervenir.
194.Oublier la purge : Après une coupure de gaz, le système doit être purgé avant de tenter un allumage.
195.Ne pas vérifier le courant de flamme : Un courant de flamme insuffisant (moins de 1 µA) provoque des verrouillages répétés.
196.Utiliser des pièces non homologuées : Les dispositifs de sécurité doivent être certifiés CSA ou ULC.
197.Ignorer les instructions du fabricant : Les réglages et les procédures varient d'un appareil à l'autre.

11. Résumé

Les circuits de commande fonctionnent à 24 V c.a., obtenus par un transformateur abaisseur. La loi d'Ohm (E = I × R) et la puissance (P = E × I) sont fondamentales.
Le thermostat régule la température ; l'anticipateur de chaleur doit être réglé au courant du circuit de commande.
Les vannes de gaz sont contrôlées par des solénoïdes ; le thermocouple (25 à 30 mV) et la rectification de flamme (1 à 10 µA) assurent la détection de flamme.
Les pressostats vérifient la pression du gaz et de l'air avant l'allumage.
Les systèmes d'allumage comprennent la veilleuse permanente, l'allumage intermittent (IPI) et l'allumage direct (DSI).
Le Code canadien de l'électricité, Chapitre V (règles 8-200, 10-204, 26-700 à 26-728) et la CSA B149.1 (articles 5.8, 5.10, 5.12, 6.4) imposent des exigences précises.
Les procédures de mise à l'essai comprennent la mesure de la tension, du courant, de la pression et du courant de flamme.
Les pièges courants incluent la confusion NO/NF, la polarité du thermocouple, la mise à la terre et le dimensionnement du transformateur.

12. Questions d'auto-évaluation

210.Quelle est la tension typique d'un circuit de commande ? (24 V c.a.)
211.Quelle est la f.é.m. générée par un thermocouple chauffé ? (25 à 30 mV c.c.)
212.Quel est le courant de flamme minimum pour la rectification ? (1 µA)
213.Quelle est la pression de sortie typique d'un régulateur de gaz naturel ? (3,5 po c.e.)
214.Quelle règle du Code canadien de l'électricité traite de la mise à la terre ? (règle 10-204)
215.Quel article de la CSA B149.1 traite des dispositifs de sécurité ? (article 5.8)
216.Quelle est la capacité maximale recommandée pour un transformateur de commande ? (80 % de la charge nominale)
217.Que se passe-t-il si l'anticipateur de chaleur est réglé trop bas ? (cycles courts)
218.Quel est le rôle du pressostat d'air ? (vérifier le fonctionnement du ventilateur)
219.Quelle est la différence entre IPI et DSI ? (IPI utilise une veilleuse intermittente ; DSI allume directement le brûleur principal)

Ce chapitre vous prépare aux questions de l'examen Sceau rouge sur les commandes, les dispositifs de sécurité et l'interface électrique. Révisez les schémas, les valeurs typiques et les règles du code. Bonne préparation !

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