Chapitre VII

Mastics, joints et étanchéité

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Mastics, joints et étanchéité

Introduction au chapitre

Ce chapitre couvre l'ensemble des systèmes d'étanchéité et de jointoiement que le compagnon vitrier doit maîtriser pour l'examen Sceau rouge. La performance d'une façade vitrée dépend autant de la qualité du verre que de la continuité de son enveloppe étanche. Vous devez comprendre les mécanismes de défaillance, les propriétés des matériaux et les procédures d'installation conformes aux normes canadiennes.

1. Rôles et fonctions des systèmes d'étanchéité

1.1 Fonctions primaires

Un système d'étanchéité remplit quatre fonctions distinctes :

FonctionDescriptionExigence clé
**Étanchéité à l'eau**Empêcher l'infiltration d'eau liquideImperméabilité totale
**Étanchéité à l'air**Contrôler les infiltrations/exfiltrations d'airPerméance ≤ 0,02 L/(s·m²)
**Isolation thermique**Réduire les ponts thermiquesConductivité thermique λ
**Transfert de charges**Transmettre les charges structuralesRésistance en traction/compression

1.2 Distinction mastic vs calfeutrant vs scellant

Au Canada, les termes sont souvent confondus, mais techniquement :

Mastic : matériau pâteux, non durcissant, utilisé pour le calfeutrage grossier ou le vitrage traditionnel (mastic au linoléum, mastic butyle). Il reste plastique en permanence.
Calfeutrant : matériau appliqué en joint pour empêcher le passage d'air et d'eau, avec une capacité de mouvement limitée (5-10 %).
Scellant : produit à base de polymères qui durcit chimiquement (silicone, polyuréthane, polysulfure) et supporte des mouvements de joint de 15 à 50 %.

Règle d'or : pour le vitrage structural et les joints de mouvement, utilisez un scellant ; pour les joints statiques de remplissage, un calfeutrant peut suffire.

2. Classification des scellants

2.1 Familles chimiques principales

FamilleMouvement admissibleDurée de vieRésistance UVAdhérenceCoût relatif
**Silicone acétoxy**±25 %20+ ansExcellenteFaible (sauf verre)Moyen
**Silicone neutre**±25-50 %20+ ansExcellenteBonneÉlevé
**Polyuréthane**±25 %10-15 ansMoyenneExcellenteMoyen
**Polysulfure**±15-25 %10-15 ansFaibleBonneMoyen
**Acrylique**±5-10 %5-10 ansFaibleBonneFaible
**Butyle**±5 %5 ansFaibleBonneTrès faible

2.2 Silicones : acétoxy vs neutre

Le silicone acétoxy (à base d'acide acétique) dégage une odeur de vinaigre lors de la cure. Il est idéal pour le verre et la céramique, mais corrode les métaux ferreux, le cuivre et le zinc. Il ne doit jamais être utilisé sur le béton, la maçonnerie ou les substrats alcalins.

Le silicone neutre (à base d'oxime ou d'alcool) n'attaque pas les métaux et convient à presque tous les substrats. Pour le vitrage structural, utilisez exclusivement un silicone neutre certifié pour application structurale.

2.3 Critères de sélection

Pour choisir un scellant, évaluez :

22.Mouvement du joint : calculé selon la norme ASTM C719 (essai de mouvement cyclique)
23.Compatibilité chimique : avec le verre, les profilés, les joints d'étanchéité secondaires
24.Adhérence : test d'adhérence sur chaque substrat (essai ASTM C794)
25.Temps de cure : surface et complet
26.Peinturabilité : les silicones ne sont pas peinturables ; les polyuréthanes et acryliques le sont
27.Résistance à la température : plage de service de -40 °C à +90 °C pour les applications extérieures canadiennes

3. Conception des joints

3.1 Calcul de la largeur du joint

La largeur minimale d'un joint de dilatation se calcule selon la formule :

W = (ΔT × L × α) / (M × 100)

Où :

W = largeur minimale du joint (mm)
ΔT = variation de température maximale (°C)
L = longueur du panneau ou de la section (mm)
α = coefficient de dilatation thermique du matériau (mm/mm·°C)
M = mouvement admissible du scellant (exprimé en %, ex. 25 % = 0,25)

Exemple pratique : Un panneau de verre de 1500 mm, avec ΔT = 60 °C, α = 9 × 10⁻⁶ /°C (verre), et un scellant à 25 % de mouvement :

W = (60 × 1500 × 9 × 10⁻⁶) / 0,25 = 3,24 mm

La largeur minimale pratique est de 6 mm pour permettre une application correcte. Si le calcul donne moins de 6 mm, utilisez 6 mm.

3.2 Ratio largeur/profondeur

Le ratio d'aspect du joint est critique :

Type de jointRatio largeur:profondeurProfondeur maximale
Joint de dilatation2:112 mm
Joint de remplissage1:16 mm
Joint de vitrage1:1 à 2:110 mm

Règle pratique : la profondeur du scellant ne doit jamais dépasser la moitié de la largeur pour un joint de dilatation. Au-delà, le scellant ne peut pas se déformer correctement et subit des contraintes excessives.

3.3 Fond de joint (backer rod)

Le fond de joint (mousse de polyéthylène) remplit trois fonctions :

47.Contrôle de la profondeur : empêche le scellant d'adhérer au fond du joint (adhérence à 3 points = défaillance)
48.Forme en sablier : permet la déformation en traction/compression
49.Support : maintient le scellant en place pendant la cure

Types de fonds de joint :

Mousse cellulaire fermée : recommandée pour la plupart des applications (n'absorbe pas l'eau)
Mousse cellulaire ouverte : à éviter en extérieur (absorbe l'eau et gèle)

Diamètre du fond de joint : doit être 25 % plus grand que la largeur du joint pour un ajustement serré.

4. Préparation des surfaces

4.1 Exigences fondamentales

La préparation de surface est responsable de 80 % des défaillances de scellants. Les trois exigences sont :

57.Propreté : exempt de poussière, huile, graisse, laitance, glace, givre
58.Sécheresse : humidité ≤ 10 % sur béton, pas de film d'eau visible
59.Rugosité : surface suffisamment rugueuse pour l'ancrage mécanique

4.2 Procédures de nettoyage

SubstratMéthodeAgent de nettoyageRinçage
VerreSolvantAlcool isopropyliqueOui
Aluminium anodiséSolvantAcétone ou MEKOui
Acier inoxydableSolvant + abrasif douxAcétone + tampon Scotch-BriteOui
BétonAbrasifBrossage + aspirationNon
Pierre naturelleAbrasif douxBrossage secNon

Méthode du chiffon double : appliquez le solvant avec un chiffon propre, puis essuyez avec un second chiffon propre et sec avant que le solvant ne s'évapore. Ne frottez jamais en va-et-vient (contamination croisée).

4.3 Apprêts (primers)

L'apprêt améliore l'adhérence sur les substrats difficiles :

Béton, maçonnerie : apprêt silane/siloxane
Métaux : apprêt à base de solvant spécifique au scellant
Verre : généralement non requis pour les silicones ; requis pour les polyuréthanes

Test d'adhérence : après application de l'apprêt, laissez sécher 24 h, puis effectuez un test d'arrachement (pull-off test). L'échec doit être cohésif (déchirure dans le scellant) et non adhésif (décollement du substrat).

5. Application des scellants

5.1 Conditions d'application

ParamètreExigence
Température de l'air+5 °C à +40 °C
Température du substrat≥ +5 °C (au-dessus du point de rosée)
Humidité relative≤ 85 %
Vent≤ 30 km/h (protection requise au-delà)
Pluie/neigeInterdite pendant l'application et la cure initiale

Point de rosée : la température du substrat doit être au moins 3 °C au-dessus du point de rosée pour éviter la condensation.

5.2 Techniques d'application

Pistolet à cartouche :

Coupez l'embout à 45° pour un contrôle optimal
Insérez le fond de joint à la profondeur correcte
Appliquez le scellant en poussant le pistolet (ne tirez pas)
Remplissez le joint à 100 % sans vides

Lissage (tooling) :

Effectuez dans les 5-10 minutes suivant l'application
Utilisez un outil à lisser (spatule) légèrement plus large que le joint
La forme finale doit être concave (en creux) pour permettre la déformation
La surface lissée doit être exempte de bulles et de creux

5.3 Joints de vitrage

Pour le vitrage, le scellant joue un rôle structural ou non structural :

TypeFonctionÉpaisseur minimaleLargeur minimale
Vitrage structuralTransfère les charges de vent6 mm6 mm
Vitrage non structuralÉtanchéité uniquement3 mm4 mm
Joint secondaire (IG)Étanchéité de l'unité isolante3 mm5 mm

Règle d'application : pour le vitrage structural, appliquez le scellant sur les deux faces (double bead) et assurez un contact complet avec le verre et le cadre.

6. Gaskets et profilés d'étanchéité

6.1 Types de gaskets

Les gaskets (joints préformés) sont classés selon leur mode d'installation :

TypeMatériauApplicationAvantages
**Gasket à compression**EPDM, néoprèneVitrage à secInstallation rapide
**Gasket à glissement**EPDMVitrage à secAucun outil spécial
**Gasket tubulaire**NéoprèneJoints de mouvementExcellente flexibilité
**Gasket en H**EPDMJoints verre-verreÉtanchéité double face

6.2 Matériaux de gaskets

MatériauTempérature de serviceRésistance UVRésistance ozoneDureté (Shore A)
**EPDM**-50 °C à +130 °CExcellenteExcellente60-80
**Néoprène (CR)**-40 °C à +110 °CBonneBonne50-90
**Silicone**-60 °C à +200 °CExcellenteExcellente40-70
**PVC**-20 °C à +60 °CFaibleFaible60-90

Recommandation canadienne : pour les applications extérieures, utilisez l'EPDM ou le silicone. Le PVC se dégrade rapidement sous les UV et devient cassant à basse température.

6.3 Installation des gaskets

Gasket à compression :

97.Insérez le gasket dans la rainure du cadre
98.Posez le verre sur les cales
99.Compressez le gasket avec un outil à roulette (roller)
100.Vérifiez la compression uniforme (pas de zones lâches)

Gasket à glissement :

102.Lubrifiez le gasket avec une solution savonneuse (si recommandé)
103.Glissez le gasket dans la rainure
104.Coupez à 45° aux angles (onglet)
105.Utilisez un adhésif aux joints d'onglet si nécessaire

Exigence de compression : le gasket doit être comprimé de 15 à 25 % de son épaisseur d'origine. Une compression insuffisante provoque des fuites ; une compression excessive provoque le fluage et la perte d'étanchéité.

7. Cales de vitrage (setting blocks)

7.1 Fonctions des cales

Les cales de vitrage assurent :

110.Support du poids : transmettent le poids du verre au cadre
111.Positionnement : centrent le verre dans l'ouverture
112.Espacement : maintiennent un jeu uniforme autour du verre
113.Prévention du contact verre-métal : évitent les concentrations de contraintes

7.2 Types et dimensions

TypeMatériauUtilisationDimensions typiques
**Cale de support**Néoprène, EPDM, siliconeSupport du poids100 mm de long
**Cale d'espacement**Néoprène, EPDMMaintien du jeu25-50 mm de long
**Cale de blocage**Néoprène, EPDMFixation latérale25 mm de long

Règle de positionnement :

Cales de support : au quart de la largeur à partir de chaque extrémité (L/4)
Cales d'espacement : tous les 450 mm maximum
Cales de blocage : aux points de fixation du cadre

7.3 Exigences de dureté

ApplicationDureté Shore ARemarque
Verre simple80-90Support rigide
Verre isolant80-90Support rigide
Verre feuilleté70-80Légèrement plus souple
Verre trempé80-90Support rigide

Attention : ne jamais utiliser de cales en bois, en métal ou en plastique dur non conforme. Elles créent des points de concentration de contraintes qui peuvent fracturer le verre.

8. Normes canadiennes applicables

8.1 Normes de référence principales

NormeTitreApplication
**CAN/CGSB-19.13-M**Calfeutrage, composé de scellement, siliconeScellants silicone
**CAN/CGSB-19.24**Scellant polyuréthaneScellants polyuréthane
**CAN/CGSB-19.17**Scellant de vitrageScellants de vitrage
**CAN/CGSB-12.1**Verre platExigences du verre
**CAN/CGSB-12.8**Verre de sécuritéVerre trempé, feuilleté
**ASTM C920**Standard Specification for Elastomeric Joint SealantsClassification des scellants
**ASTM C1249**Standard Guide for Secondary Seal for Sealed Insulating Glass UnitsScellant secondaire IG
**ASTM C1401**Standard Guide for Structural Sealant GlazingVitrage structural

8.2 Code national du bâtiment du Canada (CNB)

Le Code national du bâtiment du Canada (CNB) impose des exigences spécifiques :

Article 5.4.1.1 : Les murs extérieurs doivent être conçus pour empêcher l'entrée d'eau
Article 5.4.1.2 : Les joints doivent être conçus pour accommoder les mouvements prévus
Article 9.7.2.1 : Exigences de performance du vitrage
Article 9.7.3.1 : Installation du vitrage conforme aux normes

Exigence clé du CNB : les systèmes de vitrage doivent être conçus pour évacuer l'eau qui pénètre dans la cavité (drainage et ventilation). Un système de vitrage non drainé n'est pas conforme.

8.3 Normes de performance énergétique

Les exigences d'étanchéité à l'air sont définies dans :

CNB 5.4.1.1 : perméance à l'air maximale de 0,10 L/(s·m²) pour les murs
CSA A440 : norme pour les fenêtres (classification A1 à A3 pour l'infiltration d'air)
CSA A440.1 : norme pour les portes et fenêtres (méthodes d'essai)

9. Défaillances courantes et diagnostic

9.1 Modes de défaillance

ModeCause probableSymptôme
**Perte d'adhérence**Mauvaise préparation, apprêt absentDécollement du substrat
**Perte de cohésion**Mouvement excessif, joint trop profondFissure dans le scellant
**Bulles**Humidité dans le joint, cure trop rapideVésicules en surface
**Décoloration**UV, pollution, incompatibilité chimiqueChangement de couleur
**Fluage**Température élevée, charge excessiveDéformation permanente
**Fissuration**Vieillissement, mouvement cycliqueFissures superficielles

9.2 Diagnostic sur le terrain

Test d'adhérence sur site :

143.Incisez le scellant en X (2 coupes à 45°)
144.Tirez sur la languette résultante
145.Observez le mode de rupture :
Rupture adhésive (surface propre) = problème d'adhérence
Rupture cohésive (déchirure interne) = problème de matériau

Test de dureté : utilisez un duromètre Shore A. Une dureté supérieure à la spécification indique un scellant trop vieux ou mal formulé.

9.3 Réparation vs remplacement

ConditionAction
Perte d'adhérence localisée < 10 %Réparation locale possible
Perte d'adhérence > 10 %Remplacement complet
Fissuration cohésiveRemplacement complet
Décoloration sans perte de performanceAcceptable
Fluage excessifRemplacement complet

10. Santé et sécurité

10.1 Risques chimiques

ProduitRisqueProtection
**Silicone acétoxy**Irritant (acide acétique)Gants, ventilation
**Polyuréthane**Isocyanates (sensibilisant)Gants, respirateur
**Solvants (MEK, acétone)**Inflammable, narcotiqueVentilation, pas de flamme
**Apprêts silane**Irritant, inflammableGants, lunettes

Exigence SIMDUT : tous les produits doivent avoir une fiche de données de sécurité (FDS) accessible sur le chantier. Portez les équipements de protection individuelle (EPI) spécifiés.

10.2 Risques physiques

Travail en hauteur : utilisez les échafaudages et nacelles conformes
Manutention du verre : utilisez les ventouses et équipements de levage
Coupures : portez des gants résistants aux coupures lors de la manipulation du verre
Posture : utilisez des supports pour éviter les blessures au dos

11. Procédures d'essai et contrôle qualité

11.1 Essais avant application

EssaiNormeCritère
**Adhérence**ASTM C794Rupture cohésive ≥ 90 %
**Compatibilité**ASTM C1087Pas de décoloration, pas de perte d'adhérence
**Mouvement**ASTM C719Aucune rupture après cycles
**Extrusion**ASTM C603Débit constant à température spécifiée

11.2 Contrôle en cours d'application

164.Vérification de la température : substrat et air
165.Inspection du fond de joint : profondeur correcte, pas de vides
166.Contrôle de l'épaisseur : mesurer avec un gabarit
167.Test d'adhérence en cours : un test par 50 m² de joint
168.Documentation : consigner les lots de produits, températures, conditions

11.3 Essais après application

Test d'étanchéité à l'eau : selon AAMA 501.2 (pulvérisation d'eau)
Test d'infiltration d'air : selon ASTM E283
Inspection visuelle : à 3 m de distance, à la lumière rasante

Résumé

Les scellants sont classés par famille chimique (silicone, polyuréthane, polysulfure, acrylique) et par capacité de mouvement (5 à 50 %).
Le silicone neutre est le seul scellant recommandé pour le vitrage structural ; le silicone acétoxy corrode les métaux.
La largeur du joint se calcule avec la formule W = (ΔT × L × α) / (M × 100), avec un minimum pratique de 6 mm.
Le ratio largeur/profondeur doit être de 2:1 pour les joints de dilatation ; le fond de joint contrôle la profondeur et crée la forme en sablier.
La préparation de surface est responsable de 80 % des défaillances : propreté, sécheresse, rugosité, apprêt si nécessaire.
Les gaskets en EPDM ou silicone sont préférés pour les conditions canadiennes ; la compression doit être de 15 à 25 %.
Les cales de vitrage doivent être en néoprène ou EPDM, positionnées au quart de la largeur, avec une dureté Shore A de 80-90.
Le CNB exige des systèmes de vitrage drainés et ventilés (article 5.4.1.1).
Les essais d'adhérence doivent montrer une rupture cohésive, jamais adhésive.
Les conditions d'application : température ≥ 5 °C, substrat 3 °C au-dessus du point de rosée, pas de pluie.

Pièges à éviter

185.Confondre mastic et scellant : le mastic ne durcit pas et ne supporte pas les mouvements ; ne l'utilisez jamais pour un joint de dilatation.
186.Utiliser du silicone acétoxy sur l'aluminium : la corrosion est garantie. Vérifiez toujours le type de silicone.
187.Oublier le fond de joint : sans lui, le scellant adhère à trois points et se déchire en traction.
188.Joint trop profond : un ratio profondeur/largeur > 1:2 provoque une défaillance cohésive prématurée.
189.Appliquer par temps froid : sous 5 °C, la cure est inhibée et l'adhérence compromise.
190.Négliger le point de rosée : la condensation invisible sur le substrat empêche l'adhérence.
191.Cales en bois ou métal : non conformes, elles créent des concentrations de contraintes et des ponts thermiques.
192.Compression excessive des gaskets : le fluage à long terme provoque une perte d'étanchéité.
193.Ignorer les essais d'adhérence : un test rapide avant application peut éviter une défaillance majeure.
194.Utiliser un scellant non compatible avec le verre isolant : vérifiez la compatibilité avec le scellant secondaire de l'unité IG (essai ASTM C1087).
195.Lissage trop tardif : après la formation de la peau, le lissage crée des défauts et des bulles.
196.Ne pas documenter : l'examen Sceau rouge évalue aussi les bonnes pratiques de documentation et de contrôle qualité.

Ce chapitre couvre les connaissances essentielles pour la section "Mastics, joints et étanchéité" de l'examen Sceau rouge. Révisez les normes CGSB et ASTM citées, et pratiquez les calculs de largeur de joint jusqu'à ce qu'ils deviennent automatiques.

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