Chapitre VII

Principes électriques et câblage des systèmes à gaz

Guide d'étude Red Seal Practice avec schémas.

Principes électriques et câblage des systèmes à gaz

Introduction au chapitre

Le gazfitter de classe A doit posséder une solide compréhension des principes électriques, car la plupart des systèmes de gaz modernes intègrent des composants électriques : vannes solénoïdes, thermostats, contrôles de flamme, ventilateurs, et systèmes d'allumage électronique. Le Code canadien de l'électricité (CCÉ), Chapitre V — intitulé Code de l'électricité — Installations de gaz — s'applique spécifiquement aux installations électriques associées aux appareils à gaz. Ce chapitre prépare le candidat à maîtriser les concepts fondamentaux, les exigences réglementaires, et les procédures d'installation et de dépannage.


2. Concepts fondamentaux de l'électricité

2.1 Grandeurs électriques de base

GrandeurSymboleUnitéSymbole de l'unitéRelation
TensionVVoltVV = I × R
CourantIAmpèreAI = V ÷ R
RésistanceROhmΩR = V ÷ I
PuissancePWattWP = V × I
FréquencefHertzHzf = 1 ÷ T (période)

Loi d'Ohm : V = I × R. Cette relation est fondamentale pour tout calcul de dimensionnement de circuits, de chute de tension, et de sélection de fusibles ou disjoncteurs.

Puissance électrique : P = V × I. Pour un circuit résistif pur (comme un élément chauffant), la puissance peut aussi se calculer par P = I² × R ou P = V² ÷ R.

Exemple de calcul : Un ventilateur de récupération de chaleur consomme 4,5 A sous 120 V. La puissance consommée est P = 120 × 4,5 = 540 W. Si cet appareil fonctionne 10 heures par jour, l'énergie consommée est 540 W × 10 h = 5 400 Wh = 5,4 kWh.

2.2 Courant continu et courant alternatif

Courant continu (CC) : le flux d'électrons se fait dans une seule direction. Utilisé dans les circuits de contrôle à basse tension (24 V CC), les thermocouples, et certains capteurs.
Courant alternatif (CA) : le flux d'électrons change de direction périodiquement. Au Canada, la fréquence standard est de 60 Hz. La tension nominale résidentielle est de 120/240 V.

Valeur efficace (RMS) : la tension alternative est exprimée en valeur efficace. Pour une onde sinusoïdale, la valeur de crête est V_crête = V_RMS × √2. Par exemple, pour 120 V RMS, la crête est d'environ 170 V.

2.3 Circuits en série et en parallèle

Circuit en série : le courant est identique dans tous les éléments ; la résistance totale est la somme des résistances individuelles : R_total = R₁ + R₂ + R₃ + …

Circuit en parallèle : la tension est identique aux bornes de chaque branche ; la conductance totale est la somme des conductances : 1/R_total = 1/R₁ + 1/R₂ + 1/R₃ + …

Application pratique : Les thermostats et les interrupteurs de sécurité sont généralement câblés en série avec la charge. Les vannes solénoïdes multiples (par exemple, pour un système à deux étages) sont souvent câblées en parallèle, chacune avec son propre circuit de commande.


3. Composants électriques des systèmes à gaz

3.1 Thermostats et contrôles de température

Le thermostat est un interrupteur commandé par la température. Il existe deux types principaux :

Thermostat mécanique : bilame métallique qui se déforme avec la température, ouvrant ou fermant un contact.
Thermostat électronique : capteur (thermistance ou RTD) qui envoie un signal à un microprocesseur, lequel commande un relais ou un triac.

Exigence CCÉ Chapitre V : les thermostats doivent être installés conformément à la règle 8-200 du CCÉ Chapitre V, qui exige que le thermostat soit placé à une hauteur de 1,2 m à 1,5 m du plancher, sur un mur intérieur, à l'abri des courants d'air et des sources de chaleur.

3.2 Vannes solénoïdes

Une vanne solénoïde est une vanne à commande électromagnétique. Lorsque la bobine est alimentée, le champ magnétique déplace un piston ou un clapet, ouvrant ou fermant le passage du gaz.

Tensions typiques : 24 V CA, 120 V CA, ou 24 V CC selon l'application. La bobine est caractérisée par sa puissance d'appel (inrush) et sa puissance de maintien (holding). La puissance d'appel est généralement 3 à 5 fois supérieure à la puissance de maintien.

Vérification : la résistance de la bobine se mesure avec un ohmmètre. Une bobine ouverte (résistance infinie) ou en court-circuit (résistance nulle) indique un défaut.

3.3 Systèmes d'allumage électronique

Les systèmes d'allumage électronique remplacent la veilleuse permanente. On distingue :

Allumage par étincelle (intermittent pilot) : une étincelle haute tension (10 000 à 20 000 V) est générée par un module électronique pour enflammer la veilleuse ou le brûleur principal.
Allumage par surface chaude (hot surface igniter) : un élément en carbure de silicium ou en nitrure de silicium chauffe à environ 1 200 °C à 1 400 °C pour enflammer le gaz.

Exigence CSA B149.1 : l'article 5.22 de la norme CSA B149.1 exige que le système d'allumage électronique soit conçu pour couper l'alimentation en gaz en cas de non-allumage dans un délai maximal de 5 secondes après l'ouverture de la vanne principale.

3.4 Détecteurs de flamme

Les détecteurs de flamme confirment la présence de la flamme et permettent au contrôle de maintenir la vanne de gaz ouverte. Les technologies courantes :

TechnologiePrincipeApplication
ThermocoupleTension thermoélectrique (≈ 25 mV) générée par la chaleur de la flammeVeilleuses permanentes
ThermopilePlusieurs thermocouples en série, tension plus élevée (≈ 750 mV)Systèmes à veilleuse avec générateur
Détection par ionisationConductivité ionique de la flamme détectée par une sondeBrûleurs à gaz, chaudières
Détection par rectification de flammeLa flamme agit comme une diode, redressant le courant alternatifSystèmes électroniques modernes

Principe de rectification de flamme : une tension alternative est appliquée entre la sonde et le brûleur. La flamme conduit le courant uniquement dans une demi-période, créant un courant continu pulsé que le module de contrôle détecte. Un signal de flamme insuffisant (typiquement inférieur à 1 µA) provoque la fermeture de la vanne de gaz.


4. Câblage et installation électrique

4.1 Types de conducteurs et calibres

Les conducteurs sont désignés par leur calibre AWG (American Wire Gauge). Plus le numéro AWG est petit, plus le conducteur est gros.

Calibre AWGDiamètre (mm)Ampacité (A, cuivre, 60 °C)Usage typique
141,6315Circuits d'éclairage, prises
122,0520Circuits de chauffage, appareils
102,5930Sécheuses, cuisinières
83,2640Gros appareils, sous-panneaux

Règle CCÉ Chapitre V, règle 8-104 : les conducteurs doivent être protégés contre les surintensités par un fusible ou un disjoncteur calibré selon l'ampacité du conducteur. Par exemple, un conducteur 14 AWG doit être protégé par un disjoncteur de 15 A maximum.

4.2 Mise à la terre et liaison équipotentielle

La mise à la terre est essentielle pour la sécurité. Elle permet d'évacuer les courants de défaut vers la terre et de protéger les personnes contre les chocs électriques.

Exigences CCÉ Chapitre V :

Règle 8-300 : tous les équipements électriques associés aux appareils à gaz doivent être mis à la terre.
Règle 8-302 : la liaison équipotentielle (bonding) doit relier toutes les parties métalliques non porteuses de courant (conduits, châssis, tuyauterie) à la mise à la terre.
Règle 8-304 : la tuyauterie de gaz ne doit jamais être utilisée comme conducteur de mise à la terre. Cette interdiction est absolue et constitue une infraction grave.

Trap exam : la tuyauterie de gaz peut être utilisée comme conducteur de liaison équipotentielle si elle est elle-même mise à la terre, mais elle ne peut pas servir de conducteur de mise à la terre pour d'autres équipements.

4.3 Chute de tension

La chute de tension dans un circuit est proportionnelle à la longueur du conducteur, au courant, et inversement proportionnelle à la section du conducteur.

Formule : ΔV = 2 × L × I × R / 1000

Où :

ΔV = chute de tension en volts
L = longueur du conducteur en mètres (aller-retour)
I = courant en ampères
R = résistance du conducteur en ohms par 1000 mètres

Exigence CCÉ Chapitre V, règle 8-102 : la chute de tension entre le panneau de distribution et l'appareil ne doit pas dépasser 3 % pour les circuits d'éclairage et de puissance, et 5 % pour l'ensemble du circuit (du panneau principal à l'appareil).

Exemple : Un moteur de ventilateur de 8 A est alimenté par un conducteur 12 AWG (R = 1,62 Ω/1000 m) sur une distance de 30 m. La chute de tension est : ΔV = 2 × 30 × 8 × 1,62 / 1000 = 0,78 V. Pour une tension de 120 V, cela représente 0,65 %, ce qui est acceptable.

4.4 Protection contre les surintensités

Les dispositifs de protection contre les surintensités (fusibles, disjoncteurs) protègent les conducteurs contre les surcharges et les courts-circuits.

Règle CCÉ Chapitre V, règle 8-200 : chaque circuit doit être protégé par un dispositif de protection contre les surintensités calibré selon l'ampacité du conducteur et la charge prévue.

Types de disjoncteurs :

Thermique : bilame qui se déforme sous l'effet de la chaleur (surcharge).
Magnétique : solénoïde qui déclenche instantanément en cas de court-circuit.
Thermomagnétique : combine les deux principes (le plus courant).

5. Schémas de câblage et lecture de plans

5.1 Symboles électriques normalisés

Le gazfitter doit savoir lire les schémas électriques. Les symboles suivants sont normalisés selon la norme CSA Z99 :

SymboleSignification
———Conducteur
———/———Connexion
Mise à la terre
Interrupteur unipolaire
Interrupteur à bascule
Lampe / voyant
Résistance
Condensateur
Transformateur
Moteur
Vanne solénoïde
Thermostat
Contact normalement ouvert (NO)
Contact normalement fermé (NF)

5.2 Schémas de lignes et schémas de câblage

Schéma de lignes (ladder diagram) : représente le circuit de manière logique, avec les lignes verticales d'alimentation et les rungs horizontales. C'est le schéma le plus utilisé pour le dépannage.
Schéma de câblage (wiring diagram) : montre les connexions physiques réelles entre les composants. Utile pour l'installation.

Exemple de schéma de lignes pour un système d'allumage électronique :

L1 (120 V) ────┬─── [Thermostat] ────┬─── [Module d'allumage] ────┬─── [Vanne solénoïde] ──── N

│ │ │

└─── [Interrupteur] ──┘ └─── [Détecteur de flamme] ──┘

5.3 Procédure de dépannage électrique

82.Couper l'alimentation électrique avant toute intervention.
83.Vérifier la tension d'alimentation au panneau et à l'appareil (multimètre en position V CA).
84.Vérifier la continuité des conducteurs et des composants (ohmmètre).
85.Vérifier les connexions : serrage, corrosion, isolation.
86.Vérifier les composants de sécurité : pressostats, aquastats, interrupteurs de tirage.
87.Vérifier le module de contrôle : tensions d'entrée et de sortie selon les spécifications du fabricant.
88.Documenter les mesures et les conclusions.

Sécurité : toujours utiliser un multimètre en bon état, avec des pointes isolées. Ne jamais travailler sur un circuit sous tension sans équipement de protection individuelle (gants isolants, lunettes).


6. Exigences réglementaires et normes

6.1 Code canadien de l'électricité, Chapitre V

Le CCÉ Chapitre V est la norme nationale pour les installations électriques associées aux appareils à gaz. Il est publié par l'Association canadienne de normalisation (CSA) et est adopté par toutes les provinces.

Règles clés pour le gazfitter :

RègleExigence
8-100Portée : s'applique à tous les circuits électriques associés aux appareils à gaz
8-102Chute de tension maximale : 3 % (éclairage/puissance), 5 % (total)
8-104Protection contre les surintensités
8-200Installation des thermostats et contrôles
8-300Mise à la terre des équipements
8-302Liaison équipotentielle
8-304Interdiction d'utiliser la tuyauterie de gaz comme conducteur de mise à la terre
8-400Raccordement des appareils : connecteurs flexibles, longueur maximale
8-402Interrupteur de sectionnement à proximité de l'appareil

6.2 CSA B149.1 — Code sur le gaz naturel et le propane

La norme CSA B149.1 est la référence principale pour l'installation des appareils à gaz. Elle contient des exigences relatives aux aspects électriques :

Article 5.20 : les appareils doivent être conformes aux normes de sécurité applicables (CSA, ULC, etc.).
Article 5.22 : les systèmes d'allumage électronique doivent couper le gaz en cas de non-allumage dans les 5 secondes.
Article 5.24 : les appareils doivent être munis d'un interrupteur de sectionnement accessible.
Article 6.10 : les conduits de fumée et les évents doivent être installés à une distance minimale des matériaux combustibles.

6.3 Autres normes pertinentes

CSA C22.1 : Code canadien de l'électricité, Première partie (installations électriques générales).
CSA C22.2 No. 0 : Exigences générales pour les appareils électriques.
CSA C22.2 No. 3 : Caractéristiques des fusibles et disjoncteurs.
ULC/ORD-C22.2 No. 0.4 : Exigences de sécurité pour les appareils à gaz.

7. Calculs pratiques pour l'examen

7.1 Calcul de la puissance et de l'énergie

Formule : P = V × I (watts)

Exemple : Un chauffe-eau à gaz avec ventilateur électrique consomme 3,2 A sous 120 V. La puissance est P = 120 × 3,2 = 384 W.

Énergie : E = P × t (wattheures)

Exemple : Si ce chauffe-eau fonctionne 4 heures par jour, l'énergie quotidienne est E = 384 × 4 = 1 536 Wh = 1,536 kWh.

7.2 Calcul de la chute de tension

Formule : ΔV = 2 × L × I × R / 1000

Exemple : Un circuit de 50 m alimente un moteur de 12 A avec un conducteur 10 AWG (R = 1,02 Ω/1000 m). ΔV = 2 × 50 × 12 × 1,02 / 1000 = 1,22 V. Pour 240 V, cela représente 0,51 %, ce qui est conforme.

7.3 Calcul de la résistance équivalente

En série : R_total = R₁ + R₂ + R₃

En parallèle : 1/R_total = 1/R₁ + 1/R₂ + 1/R₃

Exemple : Deux résistances de 10 Ω et 20 Ω en parallèle : 1/R_total = 1/10 + 1/20 = 3/20, donc R_total = 20/3 ≈ 6,67 Ω.

7.4 Calcul du courant dans un circuit

Formule : I = P ÷ V

Exemple : Un brûleur à gaz avec ventilateur de 1 500 W sous 240 V : I = 1 500 ÷ 240 = 6,25 A. Le disjoncteur doit être calibré à 15 A (conducteur 14 AWG) ou 20 A (conducteur 12 AWG).


8. Pièges à éviter

126.Utiliser la tuyauterie de gaz comme conducteur de mise à la terre : c'est formellement interdit par la règle 8-304 du CCÉ Chapitre V. Cette erreur est fréquente dans les examens et constitue un danger réel.
127.Confondre les tensions : un système peut avoir plusieurs tensions (24 V pour le contrôle, 120 V pour le ventilateur, 240 V pour le chauffage). Vérifier toujours la tension avant de mesurer ou de remplacer un composant.
128.Négliger la chute de tension : un circuit trop long avec un conducteur trop petit peut entraîner une tension insuffisante à l'appareil, provoquant des pannes intermittentes.
129.Oublier l'interrupteur de sectionnement : la règle 8-402 exige un interrupteur accessible à proximité de l'appareil. Son absence est une non-conformité.
130.Confondre les contacts NO et NF : un contact normalement ouvert (NO) est ouvert au repos ; un contact normalement fermé (NF) est fermé au repos. Une inversion peut empêcher le fonctionnement ou créer une condition dangereuse.
131.Ne pas vérifier la polarité : dans les circuits à courant continu, inverser la polarité peut endommager les composants électroniques.
132.Utiliser un conducteur de calibre inadéquat : toujours vérifier l'ampacité du conducteur et la protection contre les surintensités.
133.Ignorer les exigences de liaison équipotentielle : toutes les parties métalliques doivent être reliées entre elles et à la terre.
134.Travailler sous tension : toujours couper l'alimentation avant toute intervention. Utiliser un dispositif de verrouillage (cadenas) et une étiquette.
135.Ne pas vérifier la conformité des composants : les composants électriques doivent être certifiés CSA ou ULC pour une utilisation avec le gaz.

9. Résumé

La loi d'Ohm (V = I × R) et la puissance (P = V × I) sont les fondements de tous les calculs électriques.
Le CCÉ Chapitre V est la norme nationale pour les installations électriques associées aux appareils à gaz. Les règles 8-100 à 8-402 couvrent la protection, la mise à la terre, la liaison équipotentielle, et le raccordement.
La tuyauterie de gaz ne doit jamais servir de conducteur de mise à la terre (règle 8-304).
Les systèmes d'allumage électronique doivent couper le gaz en cas de non-allumage dans les 5 secondes (CSA B149.1, article 5.22).
La chute de tension ne doit pas dépasser 3 % pour les circuits d'éclairage et de puissance, et 5 % pour l'ensemble du circuit.
Les thermostats doivent être installés à 1,2 m à 1,5 m du plancher, sur un mur intérieur, à l'abri des courants d'air.
Les détecteurs de flamme utilisent différents principes : thermocouple, thermopile, ionisation, ou rectification de flamme.
La mise à la terre et la liaison équipotentielle sont essentielles pour la sécurité des personnes et des équipements.
Le dépannage électrique suit une procédure logique : couper l'alimentation, vérifier la tension, la continuité, les connexions, puis les composants.

10. Questions de révision

149.Un moteur de ventilateur consomme 6 A sous 240 V. Quelle est sa puissance en watts ?
Réponse : P = 240 × 6 = 1 440 W.
151.Quelle est la chute de tension dans un circuit de 40 m avec un conducteur 12 AWG (R = 1,62 Ω/1000 m) et un courant de 10 A ?
Réponse : ΔV = 2 × 40 × 10 × 1,62 / 1000 = 1,30 V.
153.Quelle règle du CCÉ Chapitre V interdit l'utilisation de la tuyauterie de gaz comme conducteur de mise à la terre ?
Réponse : Règle 8-304.
155.Quel est le délai maximal pour couper le gaz en cas de non-allumage selon CSA B149.1 ?
Réponse : 5 secondes (article 5.22).
157.Quelle est la hauteur recommandée pour l'installation d'un thermostat ?
Réponse : 1,2 m à 1,5 m du plancher (règle 8-200).
159.Deux résistances de 15 Ω et 30 Ω sont en parallèle. Quelle est la résistance totale ?
Réponse : 1/R_total = 1/15 + 1/30 = 3/30, donc R_total = 10 Ω.
161.Quel est le calibre minimal d'un conducteur protégé par un disjoncteur de 20 A ?
Réponse : 12 AWG (ampacité de 20 A à 60 °C).
163.Quelle est la tension de crête pour une tension alternative de 120 V RMS ?
Réponse : V_crête = 120 × √2 ≈ 170 V.

11. Conseils pour l'examen

Mémorisez les règles clés du CCÉ Chapitre V : 8-102, 8-104, 8-200, 8-300, 8-302, 8-304, 8-400, 8-402.
Pratiquez les calculs de chute de tension et de puissance jusqu'à ce qu'ils deviennent automatiques.
Apprenez les symboles électriques normalisés : vous devrez lire des schémas de lignes et de câblage.
Comprenez les principes de détection de flamme : thermocouple, thermopile, ionisation, rectification. Les questions sur ce sujet sont fréquentes.
Soyez attentif aux pièges : la tuyauterie de gaz comme mise à la terre, la confusion NO/NF, et les calibres de conducteurs inadéquats.
Utilisez les unités correctes : volts, ampères, ohms, watts. Vérifiez toujours vos calculs.
Relisez vos réponses : une erreur d'unité ou de conversion peut coûter des points précieux.

Ce chapitre couvre l'ensemble des connaissances électriques requises pour l'examen de Gazfitter — Classe A. Une maîtrise de ces concepts, combinée à une pratique régulière des calculs et à une familiarité avec les normes, vous permettra d'aborder l'examen avec confiance.

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